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4ème session du Comité Central de l'Istiqlal sous le thème "Droits des femmes et parité"



Dénonciation des aspects fragilisant le statut de la femme



  • Les ruptures et les transitions ne peuvent se réaliser sans que la femme soit partie prenante dans le nouveau modèle de développement.
  • Revoir le plan "IKRAM2" et appliquer les engagements relevant de la Convention CEDAW.
  • L'autonomisation de la femme doit être l'un des affluents fondamentaux du nouveau modèle de développement.
  • Appel fervent à faciliter l'accès des femmes aux postes de direction.

Un grand intérêt a été dédié à la situation de la femme marocaine lors des travaux de la quatrième session du Comité Central du Parti de l'Istiqlal, tenue dans la capitale de Doukkala. Samedi 28 septembre, la ville d'El Jadida a accueilli cette réunion sous le thème "Droits de la Femme et Parité", traduisant l'engagement du parti pour œuvrer au profit de la femme et promouvoir son statut.

D’emblée, il faut noter que les travaux du Comité Central ont été couronnés par la publication d'un communiqué très édifiant, déplorant la réalité de la situation des femmes marocaines aux niveaux politique, économique et social. Une situation marquée par la fragilité des droits, la précarité et la défaillance dans les mécanismes garantissant l'autonomisation, ou encore le recul des principes de l'égalité et de la parité.

Persistance de la discrimination de genre

La rencontre est inaugurée, comme c’est d’usage, par l'allocution politique du Secrétaire Général du Parti, Nizar Baraka, suivie par l'exposé détaillé de la Commission de la Parité et de l'Egalité des chances. Très éloquents, ces deux exposés permettent de dresser un diagnostic minutieux et sans concessions sur la situation des femmes en général et dans les institutions politiques, les instances élues et les administrations publiques en particulier. Un ton que l’on retrouvera en fin de journée dans le communiqué final du Comité Central qui exprime son profond regret concernant le retard flagrant dans la mise en place des dispositifs constitutionnels et juridiques à même de favoriser l'égalité entre hommes et femmes. Le CC met également à l’index l'incapacité du gouvernement à traduire les mécanismes portant sur la lutte contre la discrimination envers les femmes, en dépit des engagements internationaux de notre pays dans ce domaine. Il dénonce par la même occasion quelques aspects persistants qui attestent d’un manque de volonté gouvernementale pour faire avancer les choses dans ce domaine, dont en l’occurrence la réticence et l'atermoiement non justifiés en vue de parachever la trajectoire de la parité.

Exclusion et infériorisation

Dans cet élan, le CC exhorte le gouvernement à revoir ses politiques publiques à l’égard des femmes, dont principalement le plan pour l'égalité (PGE) "IKRAM2" ainsi que la stratégie de lutte contre la discrimination qui ont démontré leurs limites. Ces plans aujourd’hui dépassés, comme l’estime le Conseil National de l’Istiqlal, ont largement démontré leur incapacité à contenir les dysfonctionnements sociaux enracinés et structurés dans la société marocaine, engendrés par la logique de l'exclusion et les pratiques fondées sur l’infériorisation des femmes dans les espaces publics, les médias et les réseaux sociaux. Le CC, engage le gouvernement au demeurant, à prendre en compte les engagements du Maroc à l'échelle internationale, plus particulièrement la convention onusienne CEDAW et le Protocole facultatif qui lui est annexé, tout en adhérant aux objectifs de développement durable 2030 des Nations Unies.

Replacer la femme au centre du nouveau modèle de développement

Interpellés par le recul dans la mise en œuvre des droits constitutionnels d’une gente féminine marocaine frappée de plein fouet par l’analphabétisme, la déperdition scolaire, le chômage  et l’exclusion économique et sociale, ainsi que d’autres travers qui favorisent l'héritage générationnel de la pauvreté, le CC tire la sonnette d'alarme et rappelle le gouvernement à ses responsabilités. Dans la même veine, il s'indigne contre la prévalence de certaines pratiques excluant la femme et attentatoires à sa dignité dont, entre autres, les violences physiques, symboliques, sociales ou économiques, autant dans les espaces publiques que dans les espaces virtuels. Aussi, le CC appelle fermement le gouvernement à faire de l'autonomisation de la femme aux niveaux politique, économique et social l'un des affluents fondamentaux du projet du nouveau modèle de développement, en vue de la replacer au centre des politiques publiques. L’objectif étant de faciliter l'accès des femmes aux postes de direction dans les instances politiques et élues, ainsi que dans les entreprises et les différentes instances de l'Etat. En outre, le CC attire l'attention sur l'importance de renforcer les dispositifs institutionnels et juridiques garantissant d'une part la protection de la femme, et d'autre part la lutte contre toutes les pratiques discriminatoires dont à titre d’exemple les projections et autres images stéréotypées.

Pour ce faire, l’instance istiqlalienne rappelle la nécessité de lancer des programmes de développement qui s'inscrivent réellement dans la volonté de promouvoir le statut de la femme marocaine, visant à la soustraire à l'injustice et la précarité, principalement dans le milieu rural. Dans ce registre, le CC souligne que les ruptures et les transitions, à même de sortir de la crise et instaurer le nouveau modèle de développement, ne peuvent se réaliser sans que la femme soit partie prenante et bénéficiaire dudit modèle.
 
Samir ZERRADI





Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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