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Abdelmajid El Fassi: L’appel au gouvernement à réhabiliter le domaine culturel et à préserver la dignité de tous ses professionnels



- La situation des artistes, auteurs, et écrivains est inquiétante
- La nécessité de promouvoir ce secteur loin de la logique de la charité




Le groupe Istiqlalien de l'unité et l’égalitarisme a participé à la réunion de la Commission de l'enseignement, de la culture et de la communication, tenue le mardi 30 juin 2020, en présence du Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, consacrée à discuter de la situation des artistes, cinéastes et écrivains, et a examiné la situation culturelle et artistique à la lumière de la pandémie du Coronavirus et comment gérer le soutien apporté par le ministère au profit des associations culturelle pendant et après cette pandémie.

Abdelmajid El Fassi est intervenu lors de la réunion, réitérant la position du groupe Istiqlalien exprimée lors de la discussion du budget du secteur dans le projet de loi de finances 2020, où le groupe a noté que le gouvernement considère le secteur de la culture comme une politique publique complémentaire, dont le budget ne dépasse pas 0,5% du budget général du pays équivaut à la recherche scientifique, et qui est un pourcentage très loin de la moyenne mondiale adoptée dans le secteur culturel qui dépasse 2,5%.

Le membre du groupe Istiqlalien a ensuite mentionné que la situation des artistes, des cinéastes, des dramaturges et des écrivains était fragile avant le Coronavirus et est devenue malheureusement catastrophique maintenant. Cela se manifeste dans la détérioration continue de la situation des artistes marocains, en particulier au niveau social et économique due à l’insuffisance de l'offre d'emploi et l'absence d'assurance maladie pour cette catégorie, ce qui rend notre pays dans une position honteuse face à des personnes qui ont beaucoup donné au pays dans les domaines de l’art et de la culture. Il a expliqué que la faible fréquentation du public marocain des salles de cinéma, du théâtre et les divers spectacles artistiques est la preuve d'un défaut dans la politique gouvernementale en ce domaine.

Le député a mentionné que le nombre d'inscrits dans les instituts de musique au Maroc est de 17 390 personnes, ce qui est un nombre très faible par rapport à la population du Maroc. En outre, le nombre de festivals de musique dans notre pays ne dépasse pas les 23 manifestations cette année, ajoutant que ce qui a été alloué pour soutenir et relancer la musique et la chorégraphie pour l’année budgétaire en cours ne dépasse pas 2,5 millions de dirhams, et que tout ce que le ministère alloue pour soutenir et promouvoir la créativité théâtrale ne dépasse pas 19 millions de dirhams.

Abdelmajid El Fassi a souligné que la situation des écrivains et des auteurs est également catastrophique. En effet, le soutien à l'industrie du livre dans notre pays est encore très faible, car il reste de l'ordre de 9,5 millions de dirhams, ce qui n'encourage pas les auteurs à publier leurs créations. D’une autre part, l'allocation pour la modernisation des bibliothèques publiques ne dépasse pas quatre millions de dirhams, et 200 mille dirhams seulement pour sensibiliser les jeunes à la lecture, ce qui est un chiffre faible et embarrassant.
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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