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Abderrahmane Khair: Les petits et moyens agriculteurs sont les plus touchés par le COVID-19 en l'absence de mesures gouvernementales équitables






Le groupe Istiqlalien a participé à la session hebdomadaire de questions orales tenue à la Chambre des représentants, le lundi 13 juillet, qui était consacrée à la discussion des questions qui représentent l'opinion publique nationale, et dans ce contexte, M. Abderrahmane Khair est intervenu sur la stratégie du gouvernement pour faire avancer le secteur agricole à la lumière de la crise du Coronavirus.

Le membre du groupe Istiqlalien a expliqué que si tous les secteurs économiques étaient touchés par la crise du Coronavirus, le secteur agricole aurait été davantage touché par les répercussions de cette pandémie d'une part, et la gravité de la sécheresse qui a marqué la saison agricole actuelle d’une autre part. Cela empire la situation de ce secteur stratégique non seulement au niveau de la production et de la rentabilité, mais aussi et principalement au niveau des impacts sociaux représentés par les revenus des agriculteurs, en particulier les petits et les moyens, en l'absence de mesures pour répondre aux exigences de la période.

M. Khair a souligné que cette situation interrogeait le gouvernement sur la stratégie pour permettre à ce secteur de sortir de cette crise et de rendre ses travailleurs capables de surmonter les difficultés et les défis présentés ainsi que d'alléger les souffrances de la population rurale du choc de la pandémie et de la sécheresse, surtout qu'environ 14 millions de Marocains travaillent dans les activités agricoles qui restent leur principale gagne-pain.

Le membre du groupe Istiqlalien a ajouté que cette situation appelle à remettre en cause le rôle du Plan Maroc Vert et ses résultats sur le développement agricole, de l'amélioration de la production et de la productivité, de manière à assurer le renforcement de l'immunité du secteur agricole tant que la production agricole, représentée principalement en céréales, détermine le produit intérieur agricole, qui contrôle toujours le PIB de l'économie nationale ; au moment où notre pays importe encore des céréales, des légumes secs, du sucre, des huiles et d'autres consommables en monnaie forte. Cela nécessite la réorganisation des priorités de développement et les choix stratégiques liés à ce secteur pour atteindre l'autosuffisance alimentaire et d'élargir la base de consommation du produit national pour réduire les coûts des importations qui drainent la monnaie forte à la lumière d’une situation économique caractérisée par le déclin et la stagnation.

Le député a conclu son intervention en soulignant que cette situation interpelle le gouvernement sur les mesures de sauvetage des agriculteurs par le soutien, la programmation des dettes, le bénéfice des fonds bancaires avec des taux préférentiels, dans le cadre d’une convention de programme avec le Crédit Agricole, la généralisation de l'assurance sécheresse pour réduire les effets des fluctuations climatiques après que la sécheresse a pris une dimension chronique, ainsi que d’autres exigences et besoins de cette situation et pour la prochaine saison agricole.






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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