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Communiqué du Comité Exécutif du Parti de l’Istiqlal concernant le Projet de la Loi de Finances rectificative






Le Comité exécutif du Parti de l'Istiqlal a tenu sa réunion hebdomadaire à distance, le mardi 07 juillet 2020, présidée par M. Nizar Baraka, le secrétaire général du parti, au cours de laquelle l'évolution de la situation politique, ainsi que les développements économiques et sociaux à la lumière du projet d'amendement de la loi de finances, en plus des élections et du statut organisationnel du parti ont été discutés.

Après une discussion approfondie de ces différentes questions, le Comité exécutif a conclu ce qui suit:

Premièrement: le Comité exécutif considère que le projet d'amendement de la loi de finances, malgré qu’il comprenne un certain nombre de suggestions faites par le Parti dans son mémorandum adressé au Chef du gouvernement, notamment au niveau de la poursuite de l’aide financière, de la préférence pour le produit national et de l'amélioration de la qualité du service public en réalisant la transformation numérique, le projet était pas au niveau du moment historique que traverse notre pays, et il n'a proposé que des demi-solutions, il n'a pas pu réaliser le changement souhaité et créer les ruptures nécessaires avec les aspects de la crise, et il a ancré la logique de la reprise des activités économiques au lieu de réaliser les conditions d'une relance économique réelle et socialement responsable. En outre, le projet n'a pas déterminé les priorités de l'étape, notamment en ce qui concerne la promotion l'éducation et la santé, ainsi que l’achèvement de la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire et la sécurité de l'eau, ce qui fait d'elle une loi qui ravaude les finances.

Deuxièmement: le Comité exécutif note avec mécontentement le désaveu du gouvernement de ses engagements sociales envers les professionnels, en omettant les dispositions liées à la protection sociale des professionnels et des travailleurs indépendants de ce projet. Malheureusement, le gouvernement a également manqué l'opportunité d'intégrer l'économie informelle dans le secteur formel.

Troisièmement : le Comité a noté le ciblage continu par le gouvernement du pouvoir d'achat des citoyens, sans oublié la classe moyenne qui a été durement touchée, car le projet d'amendement de la loi de finances n’a prévu aucune mesure susceptible d'augmenter les revenus et d'améliorer la situation économique et matérielle des familles. En outre, le projet ne comprenait aucun mécanisme pour arrêter l'accroissement de la pauvreté, puisque environ 10 millions de citoyens étaient menacés de vivre en dessous du seuil de pauvreté. Cela se rajoute au fait d’approfondir les disparités sociales et territoriales en raison de la décision du gouvernement de suspendre ou de reporter les investissements publics, ce qui contribue à perpétuer la crise et à augmenter le taux du chômage à des niveaux record.

 
Quatrièmement: le Comité met en garde contre la marginalisation du monde rural en l'absence d'une vision du gouvernement afin de promouvoir le milieu rural et les zones montagneuses et frontalières, puisque le projet d'amendement de la loi de finance ne comprenait aucun chantier de développement pour le monde rural, à l'exception de deux mesures liées uniquement à l'eau et au fourrage, tandis que le milieu rural souffre d’un grand déficit à tous les niveaux, qui a été aggravé par la crise de la sécheresse et les répercussions du Coronavirus.

Cinquièmement: le Comité exécutif du Parti a salué les conclusions préliminaires des travaux du Comité chargé de l’élaboration de la vision du Parti concernant les réformes politiques et institutionnelles, ainsi que le code électoral, et exprime la volonté du Parti de soumettre un mémorandum à ce sujet au gouvernement.

 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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