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Communiqué du Comité Exécutif du Parti de l’Istiqlal






Le Comité exécutif du parti de l’Istiqlal a tenu sa réunion hebdomadaire à distance le mardi 20 octobre 2020, présidée par M. Nizar Baraka, secrétaire général du Parti, au cours de laquelle le projet de loi de finances pour 2021, en plus du statut organisationnel du parti ont été examinés.

Au début de la réunion, le Secrétaire général a passé en revue les développements politiques dans notre pays, avant de délivrer une présentation importante et détaillée sur le contenu du projet de loi de finances pour l'année à venir.

Après une longue discussion au cours de laquelle les directives de Sa Majesté le Roi contenues dans le discours de l'ouverture du Parlement, et les défis auxquels notre pays est confronté à la lumière de cette situation difficile, le Comité a conclu ce qui suit:

Premièrement: Le Comité exécutif considère que le projet de loi de finances est hybride et sans identité claire. Il ne répond pas aux aspirations des citoyens et des entreprises. Il est incapable de rompre avec les manifestations de la crise multidimensionnelle, de fournir des alternatives créatives pour réaliser une véritable relance économique et de fournir une protection sociale aux citoyens. Le projet exprime clairement l’impuissance du gouvernement, son incapacité à faire face aux répercussions de la crise économique et sociale qui n'en est qu'à ses débuts, et son recours à des solutions provisoires à impact limité.

Troisièmement: Le Comité note que, malgré le doublement du budget d'investissement et l'augmentation des allocations à certains secteurs sociaux, l'effort gouvernemental est resté enfermé dans des prescriptions prêtes à croître et n'a pas assimilé toutes les directives Royales à l'ouverture de la session parlementaire en cours, et n’a pas présenté des programmes et plans économiques et sociaux prioritaires, notamment en ce qui concerne la sauvegarde des petites, moyennes et très petites entreprises de la faillite, et la préservation de l’emploi et de récupération des emplois des travailleurs licenciés en raison des répercussions de la pandémie, ainsi que l'amélioration du pouvoir d'achat, la généralisation de l'indemnisation des familles et l'accélération des chantiers de protection sociale. 

Quatrièmement: Le Comité dénonce le ciblage continu par le gouvernement de la classe moyenne dans notre pays, en l'intimidant et en frappant son pouvoir d'achat de plein fouet, et son recours aux poches des citoyens de la classe moyenne, qui connaît un grave déclin, pour financer son déficit politique et financier, et aux petites et moyennes entreprises qui ont véritablement besoin de soutien et de renforcement pour faire avancer la roue de la consommation et la production nationale, stimuler les investissements, créer et maintenir les opportunités d'emploi.

Cinquièmement: Le Comité se déclare surpris de l’annonce du gouvernement concernant le lancement des chantiers de généralisation de la protection sociale, au moment où il n’a pas considéré dans son projet de loi de finances aucune mesure pour engager la réforme globale des régimes de retraite tant attendus, et qu’il avait annoncé dans son programme gouvernemental.

Sixièmement: Le Comité note la poursuite de rivalités et de conflits au sein des composantes de la majorité gouvernementale qui entravent les réformes politiques que notre pays attend avec impatience pour consolider sa voie démocratique, et son incapacité à s'entendre sur le système électoral, et perpétue ainsi le fait de se dérober à ses responsabilités, à l’instar de ce qui s'est passé en matière de réformes structurelle pour notre pays, comme la loi-cadre sur l'éducation, la loi organique pour les amazighs et le projet de loi pénale.
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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