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Communiqué du Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal



▪ Se satisfait de la grâce royale accordée à un certain nombre de détenus d'Al Hoceima et de Jerada

▪ Approuve l'adoption à l'unanimités du Projet de loi organique portant sur l'activation du caractère officiel de l'amazigh et du Projet de loi organique relatif au Conseil national des langues et de la culture marocaines

▪ Félicite le groupe parlementaire Istiqlalien de la Chambre des représentants pour son approche face à la tentative de fractionnement de l'officialisation de la langue Amazighe en dehors de la Constitution

▪ Constate l'apparente absence d'une approche gouvernementale saine dans la gestion des affaires publiques et la résolution d'un certain nombre de crises successives

▪ Dénonce la mesure prise par le gouvernement dans le dossier des étudiants des écoles de médecine et de pharmacie appelle à un dialogue sérieux et responsable pour désamorcer la crise.

▪ Rejette le "deal du siècle" pour ses graves répercussions sur les droits du peuple palestinien ainsi que sur la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient.



Le Comité exécutif du parti de l'Istiqlal a tenu sa réunion hebdomadaire ordinaire le mardi 11 juin 2019 au siège du parti sous la présidence du Secrétaire général, M. Nizar Baraka, au cours de laquelle la situation politique et sociale dans notre pays a été examinée.

Au début de ses travaux, le Comité exécutif s'est félicité de la grâce accordée par Sa Majesté le roi Mohammed VI, à l'occasion de l'Aïd Al Fitr, à un certain nombre de détenus dans le cadre des événements d'Al Hoceima et de Jerada.

Le Comité exécutif se félicite également de l'accumulation continue de mesures positives prises pour réfléchir aux causes et aux conséquences de ces événements, et s'impatiente de continuer à œuvrer pour la clôture définitive de ce dossier afin de réaliser le dénouement souhaitée, et de faire le bonheur des familles des détenus.
Le Comité exécutif appelle dans ce sillage le gouvernement à se lance dans de véritables chantiers de développement à Jerada et dans les zones qui lui sont voisines, à la poursuite des projets de développement prévus dans le cadre du programme Al Hoceima Manarat Al Moutaouassit qui contribueront à la stabilisation de la politique de réparation collective ainsi qu'à la réconciliation avec la région. Ceci afin de dissiper les disparités territoriales, créer des emplois et des conditions de vie décente pour la population, en particulier la jeunesse de la région.

Par ailleurs, le Comité exécutif se félicite du vote à l'unanimité de la Chambre des représentants sur le projet de loi organique sur l'officialisation de la langue Amazigh et sur le projet de loi relatif au Conseil national des langues et de la culture marocaines. Il souligne à cette occasion que le consensus final trouvé par la majorité gouvernementale, après des années de tergiversation est le résultat d'une lutte menée par le groupe parlementaire Istiqlalien, aux cotés des forces démocratiques et nationales à l'intérieur et à l'extérieur du parlement, rejetant la fragmentation et le report de l'application du caractère officiel de la langue Amazighe en violation des disposition de la constitution et de son extension dans la loi organique.
 
Tout en reconnaissant cette réalisation législative stratégique faisant triompher l'identité marocaine caractérisée par la diversité de ses affluents, le Comité exécutif, salue le groupe parlementaire Istiqlalien pour les amendements qu'il a apportés afin d'améliorer et renforcer la cohérence du texte voté, et d'exiger que le gouvernement ne réduit pas langue Amazighe à l'adoption de la loi. Le groupe parlementaire Istiqlalien a en effet déjà proposé les conditions pour l'activation de cette loi et sa transformation en politiques publiques inclusives dans divers aspects de la vie publique.

Sur le plan du suivi du rendement du gouvernement et des devoirs de l'opposition nationale, le Comité exécutif est conscient de l'absence apparente d'une approche gouvernementale en matière de gestion des affaires publiques et de résolution des problèmes des citoyens, dans la mesure où le gouvernement poursuit sa politique d'improvisation dans le traitement des dossiers nécessitant perspicacité, sagesse et implication.

Le Comité exécutif constate l'absence de vision proactive et stratégique, notant l'incapacité du gouvernement d'interagir immédiatement avec les problèmes compliqués et difficiles en raison de l'entêtement et du retard dans la prise de décision en temps opportun. Dans ce contexte, le Comité exécutif exprime son indignation par rapport à la manière dont le gouvernement a géré le dossier des étudiants des écoles de médecine et de pharmacie en n'ayant pas suivi la méthode d'écoute et de dialogue depuis le début. Ceci a conduit à une aggravation de la crise et au boycott des examens, avec les menaces d'une année blanche dans ces établissements supérieurs qui produisent les élites sur lesquelles notre pays compte énormément pour se développer.
À cet égard, le Comité exécutif appelle le gouvernement à ouvrir un dialogue sérieux et responsable et invite toutes les parties concernées à interagir de manière positive avec les efforts en cours pour surmonter ce problème, à adopter une communication et une transparence permettant de dissiper les craintes, de créer un climat de confiance mutuelle et de promouvoir l'intérêt public. L'objectif n'est autre que de garantir les droits des étudiants en grève et les droits des nouvelles générations au cours de la prochaine année universitaire. Cela préservera également les meilleurs avantages aux établissements publics. Des avantages fondés sur l'égalité des chances, le mérite et la qualité de la formation
 
Le Comité exécutif a enfin examiné l'évolution de la cause de la cause palestinienne et les tentatives en cours pour imposer le prétendu "deal du siècle", et met en garde ses graves conséquences pour la sécurité et la stabilité dans la région, en le considérant comme un accord Sykes-Picot bis qui ne ferait que renforcer les divisions dans la région arabe d'est en ouest.

Le Comité exécutif réitère son rejet absolu de toute tentative visant à imposer une nouvelle réalité sur le terrain, qui se traduirait par l'expansion de la colonisation israélienne au détriment de la souveraineté palestinienne sur son territoire, et exige que le peuple palestinien obtienne tous ses droits, dont celui d'établir son propre État indépendant avecAl-Qods Al-Charif pour capitale.






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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