Menu

Déséquilibres dans la gestion de l'eau et de l'électricité de Tanger






Les députés du Parti de l'Istiqlal de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et des responsables du parti ont tenu le vendredi 12 mars 2021, à Tanger, une réunion consultative avec les organes d'associations de la société civile à Tanger, au cours de laquelle une discussion a porté sur les services de la société déléguée à gérer la distribution de l’eau, de l’électricité et le traitement des eaux usées, «Amendis», dans le cadre de la préparation de la contribution du groupe Istiqlalien aux tâches de la mission exploratoire sur l'Office National de l'Eau et de l'Electricité "ONEE".
 
La députée Rafia El Mansouri et le député Aziz Chihab, ainsi que les deux responsables du parti, le Dr Abdeljebbar Rachidi, membre du Comité Exécutif du Parti de l'Istiqlal et coordinateur régional du parti, ainsi que M. Al Amine Benjid, Inspecteur de la province de Tanger Asilah, ont assisté à cette réunion consultative.
 
Et pour représenter la société civile, un groupe d'associations actives au niveau local dans le domaine du suivi des affaires publiques locales, représenté par l'association du Grand Tanger, l’Association de Protection du Consommateur de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la Fondation du Grand Tanger pour la Jeunesse et la Démocratie, l'Observatoire de la protection de l'environnement et des monuments historiques, et le Conseil de la société civile à Beni Makada, ainsi que l'Institut méditerranéen démocratique pour le développement et la formation, en plus de quelques acteurs économiques.
 
La discussion a porté sur le problème de la facturation qui affecte le pouvoir d'achat de la population locale, le manque de transparence dans le détail des services facturés, et la non prise en compte par la société des circonstances exceptionnelles de la pandémie, en plus de l'envoi d'avertissements aux citoyens en les informant de la coupure de l'électricité en cas de non payement des factures au cours de la période susmentionnée, notant que le pays traverse toujours une crise économique étouffante à cause du confinement.

Les participants ont également évoqué la faiblesse des services d'Amendis dans certaines zones qui souffrent de fragilité, vu qu'elles connaissent une interruption quotidienne de l'eau pendant de longues heures (le quartier de Corziana à Beni Makada par exemple). Ils ont également évoqué le dossier des services d'assainissement médiocres dans la ville, à savoir les nombreuses vallées non couvertes qui traversent la ville, ainsi que la persistance des odeurs désagréables dans un certain nombre de régions, et le fait que cela était l'une des causes tragiques de la noyade d'un grand nombre de citoyens dans l'usine textile, et une cause directe des inondations que la ville a connu en février 2021.
 
 
Les organisations de la société civile ont été unanimes sur l'échec de l'expérience de la gestion déléguée des services publics de l'eau et de l'électricité, et de traitement des eaux usées au niveau de l'investissement, la mauvaise qualité des services et la disproportion du prix avec le pouvoir d'achat des habitants et avec la nature et la qualité des services fournis. Cela appelle les autorités publiques et les organes élus - surtout que le contrat de la gestion déléguée conclu en 2000 touche à sa fin -  à trouver une forme contractuelle citoyenne, qui équilibre entre l'intérêt public qui passe par la réalisation d'un développement durable basé sur les personnes, et l'intérêt privé de l'entreprise à réaliser des profits, et à surmonter la situation actuelle affectée par la société Amendis qui s’est enrichi aux dépens du citoyen.
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



Inscription à la newsletter