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En marge de la 26ème édition du Salon International de l'Edition et du Livre



- Lors d'un colloque national, l'Organisation de la femme Istiqlalienne aborde des questions sur l'image des femmes immigrées dans les médias

- Khadija Zoumi: Notre engagement envers les femmes immigrées est réel, et nous l'avons contracté lors de la Conférence nationale de l'Organisation de la femme Istiqlalienne

- Le besoin d’avoir une meilleure considération des femmes immigrées dans les médias et de briser les stéréotypes



En marge de la 26ème édition du Salon International de l'Edition et du Livre, l'Organisation de la femme Istiqlalienne a organisé dimanche 16 Février, à Rabat, un colloque national sur l'image des femmes immigrées dans les médias.

Le discours de bienvenue a été prononcé par Khadija Zoumi, présidente de l'Organisation de la femme Istiqlalienne, lors du colloque auquel ont participé des représentants du Comité exécutif du Parti de l'Istiqlal, les membres du bureau exécutif de l'Union Générale des Travailleurs au Maroc, les membres du bureau exécutif de l'Organisation ainsi que les femmes qui représentent différents Partis marocain, y compris les représentantes du Parti de l'Union socialiste, du Progrès et du Socialisme, et du Mouvement Populaire.

Ces femmes sont venues pour assister au colloque et l'enrichir, en plus de la présence massive des membres et des structures de l'Organisation, ainsi que des chercheurs dans le domaine social et des femmes immigrées qui font partie de l'Organisation.

Pour commencer, Mme Zoumi a parlé du but d’aborder le sujet de l'image des femmes immigrées dans les médias et que les femmes marocaines en général souffrent toujours de cette image exposée par les médias, car nous n'avons pas encore pu trouver une meilleure considération des femmes immigrées qui pourra défendre les problèmes des femmes. La femme immigrée souffre de nouveaux problèmes, au premier rang desquels la violence électronique, par contre, les succès impressionnants des femmes immigrées dans les pays d'accueil sont négligés.

Fatima Al Ifriki : Pourquoi l'Occident insiste-t-il à mettre en avant les histoires scandaleuses et tragiques des femmes immigrées et néglige leurs réussites?

Fatima Al Ifriki, par sa douceur, son langage intense, sa profondeur intellectuelle et créative, a supervisé les travaux du colloque qui a connu la participation du sociologue Faouzi Boukhris, Mohamed Cherkaoui , Professeur spécialisé dans les relations internationales, Nezha El Ouafi, Ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger, ainsi que Mounia Allali, chercheuse en médiation sociale. Fatima Al Ifriki a évoqué la faible présence des femmes immigrées dans le débat public marocain, ainsi que celui de l'Occident qui ne met en avant que les événements scandaleux liés à la prostitution, au terrorisme ou aux tragédies résultant de la violence domestique, et en insistant à perpétuer ces stéréotypes.

Fatima Al Ifriki a remercié l'Organisation de la femme Istiqlalienne pour ses efforts, en particulier pour son travail visant à stimuler le débat politique, intellectuel et culturel, et sa volonté d'autonomiser les femmes en les encadrant et en les formant dans des ateliers spécialisés. Elle a estimé que l'amélioration de l'image des femmes immigrées ne changerait pas, même avec l'intervention de tous les acteurs publics et civils, mais il est plutôt nécessaire de changer la situation des femmes immigrées pour le mieux.

Dans l'intervention du chercheur en sociologie, Faouzi Boukhris, dans laquelle il a déclaré que les médias n’ont pas l’habitude de parler de l'image des femmes immigrées ou à poser des questions sur l'image des femmes marocaines. Il continue en réaffirmant que les médias sont le quatrième pouvoir, car c'est l'autorité qui limite l'abus des autres pouvoirs et établit un équilibre, et représente la voix des citoyens.

Mr. Boukhris souligne que le Maroc compte plus de 6 millions d'immigrants dans les pays du monde et au niveau des migrations internationales, les chiffres parlent de 258 millions d'immigrants, dont 125 millions de femmes, car elles représentent la moitié de la proportion de migrants dans le monde. Il ajoute également que les médias devraient donner une image équilibrée et positive des immigrés, loin des dérapages qui se produisent malheureusement souvent, à savoir l'exploitation de la peur des étrangers, la promotion des stéréotypes et de leur circulation auprès de tous les immigrants, et parfois le silence et la collusion envers la réalité des migrants. Donc la responsabilité des médias est de mettre en avant ce que représente les immigrantes et les immigrants comme valeur ajoutée aux communautés d'accueil.

Lors du colloque national, le Professeur Mohamed Cherkaoui a déclaré que les médias exposent deux images différentes des femmes immigrées. La première est celle de la femme absente qui ne sort pas travailler et ne participe pas à la sphère publique, et la deuxième image est relativement meilleure et c'est l'image d'une femme ambitieuse qui a achevé ses études et parle couramment les langues étrangères. Comme le cas de la Hollande où on trouve des livres de femmes écrivaines et romancières immigrées, lus et traduits vers plusieurs langues étrangères, ainsi que d’autres exemples dans les médias Européens et Américains.

Dans la déclaration de Nezha El Ouafi, Ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger, prononcé en son nom par Khadija Alimousa, consultante dans son cabinet, elle a souligné que les immigrées ont pu achever plusieurs buts dans les pays d'accueil dont nous sommes fières, car elles occupaient une place qui leur revient dans tous les domaines, que ce soit sur le plan économique, politique ou social.

Selon Al Ouafi, certaines statistiques indiquent que les femmes représentent généralement environ la moitié de la population marocaine résidant à l'étranger et le taux de féminisation est en hausse, en particulier chez les jeunes, avec l'émergence d'importantes compétences féminines. Cependant, l'image des femmes immigrées reste dans les médias audiovisuels ou écrits, et même sur les réseaux sociaux, la même que l'image des femmes au Maroc, de sorte que nous constatons une diminution de la présence des femmes dans les programmes politiques en général, et les femmes sont souvent liées à la famille et au mari. Malheureusement, de nombreux médias stéréotypent les femmes immigrées et les exposent comme une servante ou une femme victime de violence et privée de ses droits.

"Nous demandons aux autorités concernées par l'immigration en Italie de prêter attention aux troisième et quatrième générations à la recherche de leur identité marocaine."

Mounia Allali a commencé son intervention en parlant de la nouvelle génération de cette femme dans la société italienne. La vérité est qu'elle a achevé de nombreux buts et que les jeunes des deux sexes se cherchent, et ont réussi malgré tout à se retrouver. La deuxième chose que Mme Allali a abordée est le problème des consulats qui changent, chaque nouveau consul nous propose un nouveau projet alors qu’on travaillait depuis quatre ans sur le projet du consul précédent, et on devient alors obligé de recommencer à nouveau. C’est ce qui pousse cette génération à rechercher le respect des institutions marocaines pour leurs efforts émis.

Pour finir, Mounia Allali a remercié l'Organisation de la femme Istiqlalienne, qui communique avec les femmes immigrées dans un certain nombre de pays européens, dont l'Italie, et y établit des bureaux pour autonomiser les femmes immigrées sur le plan politique et sociale, et dans divers domaines en établissant un pont solide entre le pays d'accueil et le Maroc.
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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