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HCP : Budget économique exploratoire 2020





Les principaux indicateurs prévisionnels pour 2019 :

La croissance économique devrait s’établir à 2,7% en 2019 dans un contexte mondial difficile (croissance de la demande adressée au Maroc de 3,5%), de baisse de la production céréalière et de faible redressement des activités non agricole. Le HCP tablait auparavant sur une croissance de 2,9%. 

La valeur ajoutée agricole devrait baisser de 2,9% à cause d’une récole céréalière en baisse de 40%, à 60 millions de quintaux, parallèlement au bon comportement des autres filières agricoles.

Grâce au bon comportement de la pêche, le secteur primaire devrait limiter la baisse de sa valeur ajoutée à 2,1% contre une croissance de 2,7% en 2018.

La croissance du secteur secondaire devrait se limiter à 3,5% (contre 3% en 2018) et celle du secteur tertiaire à 3% (contre 2,7%).

La croissance des activités non agricoles devrait ainsi s’établir à 3,2% contre 2,8% en 2018.

Du côté de la demande, la demande intérieure devrait contribuer avec 3,2 points à la croissance économique (contre 3,9 points en 2018). Elle est toujours le moteur de croissance mais subit un ralentissement : +2,8% contre 3,9% en 2018.

La croissance de consommation finale des ménages devrait s’établir à 3,5% (contre 3,3% en 2018) et celle des administrations de 2,9% (contre 2,5%).

La croissance de l’investissement devrait chuter à 1,7% après 5,9% en 2018.

La demande extérieure, malgré une bonne progression des exportations (+7,2% contre 5,8% en 2018), devrait toujours contribuer négativement à la croissance (-0,4 point) compte tenu de l’importance des importations qui évoluent de 6,5% contre 7,5% en 2018.

Compte tenu d’une croissance économique inférieure à la progression de la consommation, la différence est satisfaite par les importations. D’où le maintient d’un besoin de financement de l’économie à un niveau élevé.

L’épargne nationale devrait ralentir à 27,3% du PIB (contre 27,6%)

En raison du ralentissement de l’investissement (32,6% du PIB contre 33,5% en 2018), le besoin de financement de l’économie devrait s’établir à 5,3% du PIB contre 5,5% en 2018.

Le déficit budgétaire devrait s’établir à 4,5% du PIB en 2019 contre 3,7% en 2018, en raison de dépenses incompressibles et de recettes difficiles à mobiliser en masse. Avec les privatisations, le déficit budgétaire sera limité à 3,6%.

D’où une aggravation de l’endettement. La dette du Trésor devrait atteindre 65,3% du PIB (contre 64,9% en 2018) et la dette publique 81,3%.

Ces indicateurs devraient être réalisées dans un contexte d’une inflation faible : le prix implicite du PIB devrait augmenter de 0,8%.

Le taux de chômage devrait augmenter à 10% après 9,8% en 2018.


Pour 2020, le HCP s’attend à une croissance de 3,4%, en raison des éléments suivants :


Une croissance de la demande mondiale qui devrait se maintenir à 3,5%.

Un effet de base positif pour le secteur primaire en raison de la prévision d’une campagne céréalière moyenne.

Le secteur primaire devrait enregistrer une croissance de 4,6% à cause de cet effet de base.

Le secteur non agricole devrait enregistrer une croissance légèrement plus faible qu’en 2019 : +3,1%.

La demande intérieure devrait contribuer à hauteur de 3,5 points à la croissance après 3,1 points en 2019, grâce à une croissance de 3,2% (contre 2,8%).

La consommation des ménages devrait s’améliorer de 3,6% contre 3,5% en 2019, et celles des administrations ralentir à 2,5% contre 2,9% en 2018.

L’investissement devrait légèrement se redresser avec une croissance de 3%.

La demande extérieure devrait, elle, contribuer négativement à la croissance : -0,1 point. Et ce, malgré une croissance des exportations (+8,1%) plus importante en pourcentage que celle des importations (+6,7%).

L’épargne nationale devrait légèrement s’améliorer à 27,5% du PIB.

L’investissement brut en proportion du PIB devrait baisser à 32,4%.

D’où une légère atténuation du besoin de financement de l’économie à 4,9% du PIB.

Le déficit budgétaire devrait légèrement s’alléger à 3,5% du PIB.

Le taux d’endettement du Trésor devrait baisser à 64,8% du PIB et la dette publique à 80,7% du PIB.

L’inflation devrait légèrement augmenter à 1% après 0,8%.

Le taux de chômage devrait se maintenir aux alentours de 10%.






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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