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L'état dominante : Nourrissez la bête, elle vous dévore



Nous vivons et constatons par ce fait, que notre pays, le Maroc, peine á trouver un rythme soutenu de croissance, susceptible de booster son PIB et par là même contribuer á son développement



Pour ce faire, comme cela n'échappe á personne, ceci est tributaire d'un modèle de développement efficace et efficient qui encadre la philosophie et l'approche de l'objectif socio-économique á atteindre et la stratégie á déployer pour y parvenir ainsi que la structure du mode de gestion, d'administration, d'organisation, et de la politique managériale pour la mise en œuvre.

Et pour ne traiter, dans cet article, que le volet doctrinal et idéologique (dans un de ses aspect), qui constitue l'ossature de tout état, je dirais que le paradigme du Maroc et en parfaite contradiction avec ce á quoi il aspire, du fait qu'étant donné que le seul moyen de progresser, c'est de produire pour créer de la richesse, et que produire ne peut se faire que dans un environnement sociétal et d'affaires empreint de liberté, d'assurance et de confiance, ce qui lui fait justement défaut; en plus d'être en déphasage avec l'air du temps, ce qui le met á la marge du courant du progrès des pays développés, qui ne peut avoir dans l'état actuel des choses, aucun impact positif sur lui.

Le fait mis en évidence, est que tous les pays développés sont un espace ou la liberté, dans son grand concept, est la règle et de mise;Elle englobe la liberté d'agir, d'entreprendre, de penser et de s'exprimer...et que l'état s'abstient d'intervenir, sauf en cas d'extrême nécessité de régulation; Alors que lá ou l'administration fourre son nez un peu partout, tout bloque et finit dans la plupart des cas par foirer.

Au Maroc, non seulement il faut passer presque impérativement par l'administration pour réaliser n'importe quel acte, aussi infime soit il, mais avec un parcours de combattant, dû á la complexité procédurale, et 'pétard' sur le gâteau, ses fonctionnaires ne rechignent pas á entraver les démarches et y trouve un plaisir, de quoi se vanter entre-eux.

Et si seulement cela s'arrêtait là, car la vie en société n'échappe pas á ce phénomène, l'espace individuel et personnel de l'individu est piétiné et son caractère privé et intime bafoué par ses pairs, au point que la domination et l'entrave á la liberté individuelle, et par-delà á celle collective, sont ancrés dans la société comme une culture, oú chacun veut imposer sa volonté á l'autre.

Plusieurs facteurs ont contribués á affermir cette culture, dont un, largement, qui n'est autre que la mixtion de la religion avec les affaires de l'état et le puisement des principes et valeurs de la société de cette religion.

Il est á signaler que ce phénomène, avec une ampleur qui varie d'un pays á un autre et á des degrés différents, n'est pas propre au Maroc, mais á bien d'autres états qui, d'ailleurs, ont connu un manifestement qui en découle tel que le printemps arabe et les dernières manifestations comme en Bolivie, au Chili, au Mexique, au Brésil..etc

Par contraste, les pays les plus développés du monde, sont ceux où la liberté règne et ses aspects sont légion, et dans ce contexte il n y a qu'à voir les USA, les pays scandinave, la Germanie, la Grande Bretagne et la Chine après avoir changer son régime et par là même son modèle économique.

Le phénomène s'explique par le constat que les individus eux même ont créé l'état, lui ont conféré les prérogatives pour mener á bien sa tâche et que au fur et á mesure de sa vie et de son exercice, ils n'ont cessé de lui donner plus, jusqu'à ce qu'il déborde et engloutit plus qu'il lui en faut, au point d'atteindre le niveau de l'hégémonie. Nourrissez la bête, elle vous dévore.

Pour remédier á cet état de fait, il n y a pas plus simple que de revenir, théoriquement, á l'état initial des choses et rééquilibrer la situation, en redonnant á l'individu toute sa liberté et octroyer á l'état juste le nécessaire pour sa marche, ainsi que séparer la religion du civil et asseoir un état de droit légiféré oú la la liberté ne contraste pas avec l'éthique et aussi s'ouvrir plus sur les sociétés libérales, pour s'imprégner davantage de leurs cultures et affiner la nôtre, sans pour autant s'y fondre et perdre ses spécificités.

Me HABI Hakim Avocat Casablanca





Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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