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La société marocaine vit une crise de confiance envers un média public qui n’a pas d’autorité influente



Le Frère Abdeljabar Rachidi, membre du Comité exécutif du parti de l’Istiqlal et responsable de la communication externe, a souligné que la réforme des medias publiques est une nécessité urgente pour fournir un service public à la communauté, qui reflète les différents courants de pensée, d'opinion et d'expression, soulignant que la presse écrite et électronique au Maroc rencontre plusieurs défis au niveau professionnels et d’indépendance ainsi qu’au niveau du modèle économique et déontologique de la profession.



Lors d'un séminaire intellectuel organisé par le bureau régional du parti à Kenitra le mercredi 15 mai 2019, sous le « thème des défis des médias et la question de la démocratie », il a expliqué que les médias dans les pays démocratiques sont généralement liés au système de la société et non au système étatique, passant en revue les développements les plus importants de l’histoire du journalisme au Maroc, indiquant que le Dahir des libertés publiques, adopté depuis 1958, est un privilège libéral et a consacré un espace important à la presse

Le frère Abdeljabar Rachidi a déclaré que les médias et la presse ont été constamment témoins d'une ruée entre les forces nationales et l'État qui a apporté des amendements au dahir en 1973, qui ont réduit la marge des libertés, élargi la marge des lignes sacrées et rouges, ainsi que les pouvoirs du ministère de l'Intérieur, où la série de restrictions aux libertés publiques a débuté

Il a ajouté que le débat national sur les médias qui s'est tenu en 1993 témoignait du début de l'ouverture de l'État, qui a été encore renforcée par les luttes des professionnels, des juristes et des organes crédibles du parti national, où les amendements apportés en 2002 à la loi sur la presse et la publication ont réduit les peines d’emprisonnement pour les délits de presse, tout en les dispensant de sanctions financières, ces peines ont été supprimées par les amendements de 2016

Il a souligné que les forces nationales exigeaient toujours de limiter la domination de l'Etat sur les médias, notant qu'en dépit d'importantes transformations constitutionnelles et institutionnelles au Maroc, les medias publiques régressait au lieu de suivre ces transformations, preuve de cette domination la main basse de l’Etat sur les médias publiques, son incapacité à représenter le pluralisme politique existant, le désintéressement des problème sociales et sociétales, le fait d'empêcher la création de nouvelles chaines de télévision et le monopole continu du secteur des médias visuels. Cela soulève une question générale sur l'étendue de l'indépendance de l'établissement public au niveau financier et au niveau de la ligne éditoriale.

Frère Abdeljabar Rachidi a rappelé les efforts déployés par le regretté expert des médias Mohammed Larbi Messari lorsqu'il était ministre de la communication pour améliorer le professionnalisme des médias publics, mais a été rejeté par ceux qui contrôlaient les médias, ce qui l’a poussé à présenter sa démission à deux reprises, démissions refusées.

A noter que cet important colloque intellectuel a été Co-encadré par le frère Jamal Hajam, ancien directeur du journal L’Opinion et conseiller politique, et le journaliste Idriss Adar, rédacteur en chef du journal marocain Annahar Almaghribiya






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info


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