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Lahcen Haddad: Accroître la compétitivité des entreprises au niveau international nécessite un soutien à différents niveaux






Le groupe Istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme à la Chambre des représentants a participé à la séance de questions orales du lundi 14 décembre 2020, dont une partie était consacrée à discuter des défis auxquels le secteur du commerce et de l'industrie est confronté à la lumière de la situation actuelle. Lahcen Haddad est intervenu, expliquant qu'il interagirait avec le ministre sur ces principaux thèmes:

Premièrement: La politique de remplacement de l'import par l'industrie nationale. M. Haddad a souligné qu'il n'y a pas d'alternative aux subventions directes, car il n'est pas possible de s'appuyer uniquement sur la levée des barrières douanières, en se référant à ce qui s'est passé concernant le matériau polyster qui était politisé, et le Maroc a raté l'occasion de soutenir l'émergence d'une industrie nationale à propos de cette matière .

Le député a affirmé qu'en plus du soutien direct et des barrières douanières, il faudrait définir une liste de barrières non tarifaires, administratives, techniques ou scientifiques, expliquant que l'objectif n'est pas une tendance protectionniste mais de soutenir le produit national afin de fournir toutes les conditions dans le cadre de la mondialisation.

Deuxièmement: La compétitivité des entreprises au niveau international, comme le souligne M. Haddad, elle vient du fait de faciliter le transfert de matières premières, de soutenir l'acquisition de machines industrielles et de soutenir les exportations. Lahcen Haddad a souligné la nécessité de développer des mécanismes pour soutenir les chaînes de valeur de l'industrie, afin de connaître les déficits, car il apparaît que les chaînes de valeur qui souffrent d'une faible rentabilité sont les ateliers de fabrication de fer, le traitement de surface, le traitement thermique des métaux, l'électromécanique, la technologie d'injection plastique, la fabrication de moules techniques, de textiles et de fils automobiles. Le Maroc actuellement dispose de la fabrication des housses et housses de siège, uniquement dans le secteur automobile, encore moins dans les autres secteurs.

Le membre du groupe Istiqlalien a appelé à soutenir les chaînes de valeur par le biais de fonds spéciaux appartenant au Fonds Mohammed VI pour l'investissement, tout en soutenant les mécanismes de fabrication, expliquant que l'élément de coût le plus important dans une usine automobile, par exemple, est le mécanisme de fabrication et les matières premières, et le premier est stable mai le second ne l'est pas. Et enfin, les subventions à l'exportation, sur lesquelles travaillent les Turcs, les Taïwanais, les Coréens et les Mexicains.

Troisièmement: le Maroc a trois types d’entreprises industriels, indiquant qu'il y a des entreprises qui sont gérées de manière raisonnable, mais le niveau d'emprunt dans sa relation avec l'EBITDA, où le taux atteint 7% comme stipulé par le Comité de vigilance de la Covid-19. Cependant ces entreprises ont été victimes de concurrence déloyale de la part d'industries fortement subventionnées en provenance de Chine et de Turquie. Lahcen Haddad a expliqué que les entreprises étaient obligées de consommer leur capital pour faire face à cette concurrence féroce.
 
 
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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