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Lahcen Haddad: La loi de finances rectificative ne reflète pas les attentes des Marocains



-Le gouvernement n'a pas réussi cet épreuve et a ignoré les besoins du monde rural
-Le projet n'a pas proposé de mesures permettant de surmonter la crise sociale qui frappe les familles marocaines



Lahcen Haddad: La loi de finances rectificative ne reflète pas les attentes des Marocains

Le groupe Istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme de la Chambre des Représentants est intervenu le lundi 20 juillet 2020 lors d'une séance publique pour voter sur le projet de loi de finances rectificative dans le cadre d'une deuxième lecture, où il a exprimé ses positions et principes concernant le contenu de ce projet, qui n'était pas au niveau des aspirations et des appels venus de plusieurs partis et acteurs depuis février dernier.

Lahcen Haddad s'est adressé au nom du groupe Istiqlalien, passant en revue les circonstances nationales et internationales qui ont imposé la préparation de ce projet, qui a été une déception pour tous les acteurs de la société. Voici le texte de l'intervention de M. Haddad:

Nous revenons discuter de l'interprétation du vote sur la loi de finances rectificative dans le cadre de la deuxième lecture, et cela intervient dans une période où notre pays traverse une étape délicate qui nous demande à tous courage, prévoyance, et responsabilité, en particulier le gouvernement, pour donner une véritable relance à l'économie pour faire sortir le pays de la crise, soutenir les capacités de la classe moyenne et mettre fin aux souffrances des classes pauvres.

Mais la loi de finances rectificative est venue sans ces attentes et le gouvernement n'a pas réussi cette épreuve. Par conséquent, le projet de loi est venu modestement, et rien n'a été fait pour soutenir le monde rural, par exemple, qui souffre de la sécheresse et de la marginalisation, voire 7 milliards de dirhams ont été omis du budget des collectivités et plus de 3 milliards de dirhams du Fonds de réhabilitation des zones montagneuses et marginalisées.

Le projet manquait de l'audace et l’aspect politique. Il a été fixé par l'administration, et les composantes majoritaires ont déclaré ne pas l'avoir vu, et en revanche le projet reflétait un aspect comptable étroit et pur, bien que cela ne soit ni un moment d'austérité et d'orthodoxie, ni un moment de purs équilibres.

Malheureusement, le gouvernement n'a répondu qu’à très peu de propositions du Parti de l'Istiqlal concernant l'efficacité de l'intervention publique, le soutien des capacités des classes moyennes, la poursuite des subventions au profit des pauvres, ou en ce qui concerne le soutien au tourisme, à l'industrie et la création d'une banque nationale d'investissement.

Nous avons proposé des amendements sur la nécessité de continuer les subventions pour les pauvres, sous réserve de l'éducation des enfants, de la santé reproductive de la mère, et de la formation des pères pour sortir de la pauvreté. Nous avons proposé des amendements afin de restituer la taxe sur la valeur ajoutée en faveur des entreprises, sachant que ce que le gouvernement a fixé n'est pas suffisant pour répondre aux besoins en termes de restitution de la valeur ajoutée jusqu'en octobre.
Nous avons présenté des amendements pour soutenir la classe moyenne au niveau de la scolarisation des enfants par une déduction de l'impôt sur le revenu, mais malheureusement, le gouvernement n'a pas répondu à ces amendements ciblés et importants.

La loi de finances rectificative ne reflète pas les nouvelles orientations stratégiques du Maroc post-Corona en termes de soutien à l'industrie médicale et pharmaceutique et à la sécurité alimentaire, et de soutien à une véritable stratégie de relance industriel orientée vers la consommation intérieure et l'exportation à l'étranger.
Nous sommes pour la digitalisation et pour les investissements dans la transformation numérique au niveau de la direction et les entreprises, mais nous voulons un plan intégré pour soutenir l'accès à la numérisation et à la quatrième révolution industrielle.

Si le gouvernement adoptait une approche d'investissement, il organiserait un chantier public à travers le territoire national pour soutenir l'emploi des jeunes, les groupes vulnérables, le monde rural et le secteur informel. Si le gouvernement n'adoptait pas une approche d'austérité, il ne gèlerait pas l'emploi pendant trois ans et les promotions dans la fonction publique. Les procédures dans le secteur informel sont modestes, voire inexistantes, bien qu'il y ait des opportunités pour cela, bien que cette question ait été réclamée par tous. Cette pandémie a démontré le besoin urgent de soutenir l'invention, mais malheureusement, nous n'avons pas de stratégie nationale pour soutenir la science, l'invention et les brevets.

Pour tout cela, et parce que la loi de finances rectificative n'est pas accompagnée de mesures permettant de surmonter la crise sociale qui afflige les familles marocaines, d'élargir l'assiette fiscale et de compenser le déficit des faibles revenus, nous, au Parti de l'Istiqlal, avons voté contre ce projet. "
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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