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Le projet égalitaire renouvelé dans le nouveau modèle de développement



Nous considérons au Parti de l'Istiqlal que l’égalitarisme avec son idéologie renouvelée, ses valeurs fondées sur la liberté, la responsabilité, le travail et la solidarité, et ses dimensions intégrées, est créée pour apporter des réponses à la mesure de la nature de la situation que vit notre pays et en traitant les problèmes présentés sur le modèle de développement actuel, en particulier en ce qui concerne les disfonctionnements enregistrés aux niveaux de l’équilibre, la solidarité et l’équité dans la répartition de la richesse et de ses capacités.



À cet égard, l’égalitarisme insiste que les obstacles au développement et au gain des enjeux du progrès auxquels aspirent les marocains ne peuvent être transcendé si les efforts du projet de développement national ne focalise pas sur les axes suivants, comme mentionné dans le document fondateur de l’égalitarisme économique et social:
 
- La promotion du travail et l’augmentation des revenus et du pouvoir d'achat des citoyens;
- Le développement de la formation et de la qualification des ressources humaines pour répondre aux besoins des secteurs publics et privés;
- Le contrôle des secteurs stratégiques et vitaux;
- Le développement des unités économiques et sociales et de la formation de coopératives;
- La réforme de la politique agricole et l’amélioration du niveau de vie de la population du milieu rural;
- La décentralisation au service de la croissance et de la répartition territoriale des projets économiques;
- l’écartement  de la dépendance économique dans le cadre de l'intégration maghrébine et de la coopération internationale.
 
Sur la base de cette philosophie, le Parti de l'Istiqlal propose une nouvelle vision du développement national dans laquelle les enjeux du développement humain et les exigences du développement durable se fondent au niveau de la profondeur territoriale, et c'est un concept renforcé par un système de mesures pratiques qui ont un impact direct sur la vie des citoyens et des citoyennes que nous présenterons en annexe.
 
À cet égard, le Parti de l’Istiqlal souligne la nécessité d'adopter une nouvelle ingénierie de développement pour le domaine territorial dans le cadre de la régionalisation avancée, faisant de la profondeur territoriale une composante structurelle du nouveau modèle et de ce qui en ressortira des stratégies, des politiques publiques et des programmes de développement, basés sur quatre grands axes de développement :

1. zone frontalière,
2. régions montagneuses,
3. territoire Sahraoui-Atlantique (régions du Sud),
4. le littoral, où la majorité de la richesse nationale est actuellement concentrée.
 
Donner un sens politique au modèle de développement
 
C'est, malgré notre conviction du l’enjeu de l’égalitarisme proposé, que nous, au Parti de l'Istiqlal, pensons que notre pays ne peut pas établir ce nouveau modèle de développement sans faire l'objet de pactes majeurs et constructifs et d'un consensus entre les divers acteurs et forces vives de la société, dans le cadre d'un dialogue national qui englobe diverses visions et offres; afin de déterminer l’objectif et les buts, clarifier la vision et déterminer les priorités et les voies de travail qui y mènent. Ce modèle devrait également s'inscrire dans le cadre du projet communautaire commun, dont la Constitution définit ses composantes de base, notamment :
  • Les constantes unifiées de la nation, y compris le choix démocratique sous la Monarchie constitutionnelle, la démocratie parlementaire et sociale;
  • Démocratie représentative et démocratie participative;
  • Valoriser et maintenir la diversité culturelle et linguistique dans le cadre de l'unité nationale;
  • Adopter un système avancé de droits dans toutes ses générations;
  • Consacrer les fondements de la pleine citoyenneté dans un équilibre entre les droits et les devoirs;
  • Instaurer l'égalité et lutter contre les diverses formes de discrimination;
  • Garantir le droit de propriété, la liberté d'initier et de contracter, et une concurrence libre et loyale.
  • La corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes, et la non-impunité ...
 
Dans les limites de ce projet sociétal conjoint, nous considérons dans notre vision du nouveau modèle de développement que ce dernier ne consiste pas simplement en orientations, choix et politiques sectoriels isolés les uns des autres, mais devrait plutôt être établi selon une perspective politique et une vision globale et intégrée, dans laquelle les aspects politiques, économiques et sociaux se croisent avec le système législatif et de gouvernance, et la dimension territoriale, comme indiqué dans le message royal adressé aux participants au troisième Forum Parlementaire International pour la Justice Sociale, du 19 février 2018.
 
Il convient de mentionner que le débat, à différentes étapes de la préparation de la vision de notre Parti du nouveau modèle de développement, s'est arrêté longuement sur l'importance de donner un sens politique à ce modèle et d'en faire une percée importante dans la voie de la réforme et la consécration de la démocratie dans notre pays, soulignant que les réformes politiques, institutionnelles et démocratiques sont au centre de tous les contrats sociétaux, et un point d'entrée critique pour réaliser de véritables ruptures et transitions, en réponse aux besoins croissants et aux demandes légitimes des citoyennes et des citoyens, car le déclin du "politicien" est devenu aujourd'hui un " inhibiteur" et un facteur de recul pour le modèle de développement actuel, après qu'il ait été un moteur et un soutien fondamental dans le développement au cours des expériences de réforme constitutionnelle, de transition démocratique, de rotation consensuelle, et de rapprochements majeurs depuis la fin des années 1990.
 
Ruptures et transitions
 
En l'absence de la signification politique qui doit être fortement conférée à l'esprit du modèle de développement et de ses articulations, et en l'absence du consensus majeur entre les partenaires et les acteurs basé sur le commun sociétal déterminé par la Constitution, il n'est pas possible de trancher dans les choix et d’exécuter des ruptures inévitables pour passer au nouveau modèle de développement que le Parti de l'Istiqlal estime qu’il doit principalement inclure les éléments suivants:
 
  1. La première rupture:
 
Le passage d'une société basée sur la «médiation», les privilèges et les cercles utilitaires fermés, à une société d'égalité des droits pour tous, dans le cadre de la suprématie de la loi, de la transparence des procédures d'accès aux services avec leur simplification, et la concrétisation des règles actuelles de concurrence loyale. En effet, la crise de confiance des citoyens et des entreprises est principalement due à la prédominance de pratiques informelles, non conformes aux lois approuvées, par les réseaux de médiateurs, des intérêts, du favoritisme et de la corruption, en plus du fait que le contenu de notre système juridique et organisationnel reste généralement complexe et difficile à interpréter avec de larges marges discrétionnaires, et souvent inapproprié à la réalité sociale. Il existe de nombreuses lois qui ont un impact direct sur la vie du citoyen qui restent pendant plusieurs années dans le processus législatif sans qu’elles ne deviennent opérationnelles, et une fois émis, les décrets et les moyens qui permettent leur application ne voit pas le jour durant d'autres années.
 
Grâce à cette rupture, l'Etat de droit peut être garanti, la loi peut être élaborée et appliquée sur la base de la confiance des citoyens, de la transparence et de l'accès aux services publics, ainsi que de la rupture avec toutes les causes d'injustice et de mépris dans les relations du citoyen avec l’administration et les institutions.
 
  1. La deuxième rupture:
 
Le transition d'une approche basée sur l'instantanéité et l’extinction des crises à la prévision, et à une vision stratégique à long terme, qui se concentre sur la programmation et la mise en place des mécanismes nécessaires pour l'écoute, le conseil, l'interaction précoce et la prévision de l'avenir, et l'adoption de la durabilité au lieu des solutions provisoires et les mesures temporaires.
 
En effet, l'approche actuelle du développement est non seulement économiquement coûteuse, puisqu’elle consacre une culture de traitement des problématiques urgentes avec mesures temporaires, mais a également un coût social important, car les protestations sociales deviennent aux yeux du citoyen le seul moyen d'atteindre les objectifs qui affectent la vie quotidienne.
 
Dans ce contexte, la transition vers le nouveau modèle de développement, selon le Parti de l'Istiqlal, nécessite entre autres :
 
  • Intégrer une culture de service aux citoyens et évaluer l'impact réel sur sa vie quotidienne dans le cadre des politiques publiques et des services d'utilité publique;
  • L'intégration de la performance publique dans une approche globale qui combine l’intervention immédiate et la planification stratégique dans la gestion des crises et la réponse aux demandes et aux attentes des citoyennes et des citoyens;
  • Adopter la durabilité qui préserve les intérêts des générations présentes et futures comme principe de base dans la gestion des affaires publiques et privées, afin d'éviter de recourir à des demi-solutions qui mettent en gage l'avenir.
 
  1. La troisième rupture:
 
La transition de la dispersion des ressources et des interventions au ciblage, en élaborant des stratégies intégrées pour parer à tous les facteurs de vulnérabilité sociale et territoriale, en ciblant les familles - plutôt que les individus - qui sont les plus touchées par les écarts sociaux et territoriaux et en leur permettant de bénéficier de l'égalité des chances et des raisons de progresser vers une vie décente, et en ciblant la classe moyenne parce qu’en la renforçant et en l'élargissant, on réduit les inégalités dans la société, et en ciblant les régions montagneuses et la zone frontalière avec une stratégie intégrée spéciale, à même de réaliser l'équilibre et la solidarité territoriale, tout en continuant à suivre la voie du développement sur la façade de l'Atlantique Nord et les régions Sahraoui dans le Sud, et en mobilisant la mise en œuvre du modèle de développement pour les provinces du Sud. Il est du ressort du « registre unifié », pour cibler les bénéficiaires des groupes démunis, et vivant dans la précarité, de faciliter l'évaluation de l'impact des politiques publiques sur la vie quotidienne des familles et la réduction des inégalités sociales et territoriales.
 
  1. La quatrième rupture:
 
La transition d'une gestion verticale à une approche intégrée qui s'appuie sur la convergence et l'intégration de services et de projets de développement au niveau territorial, qui permettra d'obtenir des résultats tangibles sur la vie quotidienne du citoyen, ainsi que de rationaliser les dépenses et les ressources financières allouées et d'améliorer leur rentabilité économique et sociale, à travers:
 
  • L’adoption d’une approche globale et intégrée basée sur l’engagement dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques, des mécanismes d'évaluation, de vigilance et de mesures préventives si nécessaire;
  • La fusion des conseils des politiques publiques dans le cadre de la régionalisation avancée, notamment à travers des programmes contractuels entre l'État et la Région, avec clarification des attributions et des niveaux d'interaction et de coordination entre les divers acteurs, et de rationalisation des efforts et des ressources au lieu de leur épuisement;
  • Encourager la création de systèmes économiques sectoriels permettant l'intégration du tissu entrepreneurial et l'amélioration de son impact sur l'économie nationale et sur l'emploi.
 
  1. La cinquième rupture:
 
La transition d'un modèle basé sur la construction de structures et d'installations à un modèle qui mise sur le renforcement des capacités, qu'il s'agisse de qualifier l'élément humain, ou d'augmenter la productivité de l'entreprise, ou d'améliorer la rentabilité de l’investissement. À cet égard, le Parti de l’Istiqlal met l'accent sur les axes suivants :
 
  • Élaborer une stratégie nationale, avec une implantation régionale et locale, pour promouvoir les ressources humaines. Les efforts ne devraient pas se limiter seulement au développement des compétences techniques, mais doivent établir un système intégré basé sur les valeurs de citoyenneté, de mérite, et d’action, ainsi que de respect des normes et des obligations, des compétences d'apprentissage, d'adaptation et de communication. Tout cela garantit aux jeunes, en particulier, les compétences nécessaires pour s'intégrer dans la dynamique du développement et suivre ses transformations, et permettra, à ceux qui le souhaitent, de poursuivre la formation pour la vie, avec la possibilité d’avoir une attestation des compétences acquises;
 
  • Concentrer les efforts d’investissement de l’État sur les infrastructures nécessaires et sur le développement de la rentabilité économique des structures construites, d’autant plus que notre pays dispose aujourd’hui d’un réseau moderne d’infrastructures qu’il est nécessaire de valoriser pour créer plus de richesse et d’emplois;
 
  • Diriger les investissements publics de manière progressive pour un accompagnement efficace des entreprises et un renforcement de la productivité, en particulier en ce qui concerne le soutien à l'emploi, la formation des capacités, l'innovation, le développement technologique, le marketing, et la contribution à la couverture des risques pour les secteurs stratégiques, à forte valeur ajoutée, en termes de possibilités d'emploi.
 
  1. La sixième rupture:

La transition d'une consommation excessive de ressources rares, en particulier d'eau, d'énergie et de ressources financières, à une consommation rationnelle de ces ressources, en les valorisant pour le développement et la réduction des écarts sociaux et territoriaux, et entre les générations présentes et futures, ce qui nécessite de définir une vision intégrée à long terme pour investir ces ressources rares dans les domaines économiques et sociaux, avec l’établissement des conditions obligatoires pour assurer la durabilité. Il est urgent que cette transition tienne compte des répercussions de la sécheresse structurelle et des changements climatiques et environnementaux, ainsi que de la demande croissante de ressources en eau et en énergie due à la croissance démographique, au renforcement des droits sociaux et de la qualité de vie, et aux besoins du développement économique, d'autant plus que notre pays importe plus de 90% de ses besoins énergétiques, et que le stress hydrique actuellement enregistré se transformera en déficit dans les prochaines années. Quant aux ressources financières, l'aggravation de l'endettement réduirait les marges d'intervention pour assurer les équilibres macroéconomiques en lien avec les équilibres sociaux.

Dossier complet


pi_nmd_3.pdf PI NMD.pdf  (22.11 Mo)






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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