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Les demi-solutions du gouvernement face aux exigences du développement et des réformes, aggravent la situation et sapent l'espoir d'un changement.



J'appelle à la réouverture rapide des ateliers de réforme politique et institutionnelle, en s'appuyant sur les acquis avant et après la Constitution de 2011, pour remédier aux répercussions négatives qui ont contribué à freiner les aspirations de la voie démocratique dans notre pays.



Nizar Baraka, le secrétaire général du parti lors de la session du conseil national, le samedi 02 novembre devant les membres du conseil national et du comité exécutif, a touché, dans son exposé, plusieurs aspects politiques et sociaux, notamment la réouverture des ateliers de réforme politique et institutionnelle et l’adoption d'un nouveau contrat politique.

Dans ce sens, Nizar Baraka, a estimé que le gouvernement n’a pas procédé  aux réformes politiques et institutionnelles nécessaires pour consolider le choix démocratique apporté par la constitution de 2011. En raison de cette perturbation, nous vivons aujourd’hui dans un état de limescation démocratique et institutionnel, et dans un manque de confiance envers le gouvernement et les institutions élues, ainsi que dans divers organes de médiation politique et sociale et organisations avec la société.

Il faut dire que nous vivons un renversement irréversible des droits et gains démocratiques depuis les échéances de 2017 à savoir limitation des libertés,  volatilité des positions et des alliances, vider les institutions élues de leur contenu politique et calcul des profits et pertes en dessous de zéro pour un réalisme politique sans constantes ni alliances aux dépens des choix des électeurs et des résultats des urnes, et de l'image de la politique et des politiciens chez  le citoyen et dans la société. Aucune démocratie ne peut être imaginée sans les partis politiques, et ceux qui ciblent les partis aujourd’hui ciblent un élément fondamental de la construction démocratique de notre pays  nous et sommes prêts à mener une autocritique audacieuse et responsable, a noté le secrétaire général.

Nous devons bien lire les contextes régional et international, les circonstances actuelles et nous nous mettre à rédiger tout d’abord un nouveau contrat politique qui nous nous permettra de sortir de l'impasse et de l'hésitation, puis un contrat politique qui garantira la réconciliation du citoyen avec les affaires politiques et surtout les partis politiques, enfin un contrat politique qui sert de porte d'entrée au nouveau contrat social demandé par Sa Majesté le Roi que nous attendons tous avec impatience pour sortir du stress multidimensionnel que notre pays subit récemment. A cet égard, il convient de noter que, dans la conception que notre parti a du nouveau paradigme du développement, nous avons insisté sur le fait que la démocratie, à notre avis, est une présomption de développement, ensemble ils garantissent légitimité, crédibilité et durabilité.

Nizar baraka a ajouté que la  démocratie n’aura pas de sens réel et tangible pour le citoyen si elle n’est pas un moteur pour la production d’une croissance intégrée et d’une répartition équitable de la richesse, pour la création d’emplois décents, pour la réalisation de la dignité et du bien-être au quotidien. Conscients de notre responsabilité nationale en tant que parti de l’Istiqlal de faire passer l'intérêt supérieur de notre pays avant tout, J'appelle à la réouverture rapide des ateliers de réforme politique et institutionnelle, en s'appuyant sur les acquis avant et après la Constitution de 2011, pour remédier aux répercussions négatives qui ont contribué à freiner les aspirations de la voie démocratique dans notre pays.

À cet égard, nous proposons un certain nombre de voies de réforme possibles, dont les plus importantes sont tout d’abord achever la construction de l'édifice institutionnel prévu par la Constitution, son horizon de réformes avancé et la mise en œuvre d'une interprétation et d'une pratique démocratiques dans l'application de ses dispositions visant à renforcer l'efficacité et l'efficience de ces institutions, comme l'a souligné Sa Majesté le Roi dans son discours au trône prononcé le lendemain de l'adoption de la nouvelle Constitution le 29 juillet 2011.

Le secrétaire général a souligné qu’il faut tout d’abord mener une évaluation participative progressive de la Constitution, avec l'accumulation de lois et de pratiques au niveau de l'équilibre, la collaboration et la séparation des pouvoirs, ainsi que de leurs rôles respectifs, et évaluer l'impact de tout cela sur la consolidation de la confiance dans la transition de 2011, Consolider la construction démocratique, promouvoir les droits de citoyenneté, exploiter les opportunités de développement et développer la vie politique, économique et sociale en général, à la lumière des conclusions selon lesquelles l'évaluation se terminera sans aucun recul des gains et des bonnes pratiques et sur l'essence démocratique de la Constitution qui a été affirmée par Sa Majesté, en tant que consensus de tous les marocains, roi et peuple.

Intégrer le principe de responsabilité démocratique dans les relations entre toutes les autorités (législatives, exécutives et judiciaires) et dans la relation de ces autorités avec le citoyen à travers des mécanismes représentatifs et participatifs et la citoyenneté, pour assurer un accès juste et équitable aux droits et aux services et dans le cas échéant participer à l'évaluation et à la responsabilisation.

Adopter un cadre juridique spécial et approprié sous la forme d'un code pour traiter les conflits d'intérêts sous ses différentes formes et intersections entre le privé et le public, conférer une nouvelle dynamique à la démocratie représentative à travers une révision du système électoral afin de réaliser l'harmonie et au lien réel entre la représentation électorale et la société dans ses transitions et permettre  d’élargir la base de la représentation communautaire dans les institutions.

En plus de la révision de la loi organisationnelle des parties, notamment en ce qui concerne le financement de la vie politique par une plus grande transparence avec la mobilisation des ressources nécessaires et les diversifications des sources pour suivre le rythme des développements et renforcer l'acte politique, subventions publiques doivent être reconsidéré afin de renforcer la fonction d'encadrement et la force suggestive des partis politiques et à renforcer le statut de l'opposition, au lieu de limiter le soutien au financement des congrès des partis ou aux résultats électoraux.

Adoption d'une charte nationale pour l'élu, la conduite et la pratique du mandat basé sur une culture d'intérêt public respectant les engagements contenus dans les programmes électoraux par la présence et la communication à travers des espaces pour recevoir les citoyens et permettant l'application du principe le principe de lier la responsabilité à la reddition des comptes.

Renouveler et élargir la base des élites politiques en laissant la place à la légitimité militante capable de surmonter la crise politique actuelle en lançant un dialogue national de réconciliation entre les différentes composantes de l'élite politique pour surmonter les polarisations entre politique et technocrates, entre l’économiste et le politicien et les acteurs de la société civile.

Accorder aux  marocains résidant à l'étranger le droit de voter et de se présenter dans toutes les institutions élues dans leur pays de résidence et créer la région 13 divisé en circonscriptions internationales représenté au niveau de la Chambre des conseillers.

Élargir les compétences de la région en vue de lui accorder un organe exécutif régional doté de compétences étendues dans la prise de décision en matière de développement au niveau territorial, disposant de ressources financières et humaines suffisantes en accélérant le transfert des compétences de l'État aux régions selon le principe de graduation et de différenciation entre elles en accordant la place prépondérante aux provinces du sud du royaume pour les préparer au statut d'autonomie et activer la politique de déconcentration administrative et renforcer la décentralisation.

Créer une autorité régionale stratégique pour diriger et suivre le transfert des compétences et des ressources aux régions et la mise en œuvre de programmes contractuels avec l'Etat dans le cadre des politiques publiques et des plans sectoriels adoptés.

Renforcer l'articulation et l'interaction entre les mécanismes de démocratie représentative et participative afin d'élargir et de diversifier les canaux de participation citoyenne et le dialogue civique dans la prise de décision et l'évaluation des politiques publiques en créant une structure organisationnelle pour le dialogue, la consultation et le débat public aux niveaux national et territorial.

Enfin, Nizar Baraka, a appelé tous les protagonistes, en premier le gouvernement, à la reprise des ateliers de réforme politique et institutionnelle, Il ne peut pas attendre jusqu'en 2021 pour commencer et le faire, comme il a été prévu, surtout qu'il s'agit d'une année électorale collective, régionale et législative.





Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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