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M. Nizar Baraka place la culture et les jeunes au cœur du nouveau modèle de développement





M. Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l'Istiqlal, a confirmé vendredi soir 24 Janvier 2020 à Marrakech, que le nouveau modèle de développement doit accorder de l'importance aux jeunes, car c'est la base du Maroc d’aujourd'hui et de demain, et assurer leur inclusion au cœur de la dynamique du changement souhaité.
 

Au cours de la session inaugurale de l’Université nationale de formation, baptisée sous le nom du défunt Moulay M’hamed Boucetta et organisée par l'Association de la Jeunesse Scolaire, sous le slogan «Le développement culturel, locomotive du développement social et économique», le Secrétaire général a déclaré que cette université représente une opportunité pour les jeunes de présenter leurs points de vue sur le développement culturel et de ce qui devrait être fait, afin de libérer la pensée et les énergies, encourager la créativité, développer les capacités et renforcer l'esprit de citoyenneté et d'appartenance au pays pour construire une société équilibrée et solidaire, une société qui garantit le progrès social de tous ses membres, en particulier des jeunes.
 

M. Nizar Baraka a indiqué que notre pays connaît aujourd'hui une crise de confiance profonde, qui se manifeste, par exemple, par le fait qu’un pour cent seulement des jeunes est impliqué dans le travail politique et les partis politiques, et par la baisse des niveaux d'investissement et, par conséquent, les faibles opportunités d'emploi créées et le niveau élevé de chômage, en particulier chez les jeunes qui désespèrent de ce que l'avenir réserve.

En effet, les indicateurs révèlent que plus de 70% des jeunes marocains sont prêts pour une migration afin de rechercher une vie et un avenir meilleur, chose que par le Parti de l'Istiqlal trouve inacceptable, car il considère que "l'avenir de nos jeunes et de nos enfants doit être dans notre pays. "
 

Le Secrétaire général a souligné que le Parti de l’Istiqlal a affirmé, à travers sa conception du nouveau modèle de développement, que la transition vers ce modèle ne serait pas possible sans se concentrer sur trois volets de base qui concernent l'investissement des accumulations positives, la coupure avec la politique de «redevance et privilège», la lutte contre la corruption et la promotion d'une véritable démocratie par la reconsidération des affaires politiques et la mise en œuvre de la régionalisation avancée, et le renforcement de la démocratie participative.
 

M. Nizar Baraka a ajouté que la concrétisation de ce modèle passe nécessairement par l'élaboration d'un nouveau contrat social, qui peut restaurer la confiance des citoyens en l'acte et l'acteur politique, donner une nouvelle âme en réalisant une transition vers une nouvelle étape basée sur la considération et la protection des citoyens contre l'injustice, la corruption et la marginalisation, y compris les jeunes, qui doivent contribuer à la prise de décision, et être fortement représentés dans toutes les institutions représentatives, à savoir le Conseil consultatif de la jeunesse et de l'action associative mentionné dans la constitution de 2011 mais qui n'a pas encore vu le jour.
 

Le Secrétaire général a souligné la nécessité d’une nouvelle révolution et renaissance culturelle, considérant que la culture renforce l'identité nationale et l'esprit d'appartenance au pays, ainsi que son rôle important dans la libération des énergies et des capacités et l'établissement de la cohésion sociale, en plus de créer de la valeur ajoutée, de la richesse et des opportunités d'emploi. Il explique également que la culture ne représente aujourd'hui que 3% du PIB, alors que ce secteur contribue dans certains pays comme le Brésil et la Corée du Sud avec 10% du PIB.
 

M. Nizar Baraka a affirmé la nécessité de garantir les droits culturels des jeunes générations en tant que moteur du développement social et économique, soulignant que les jeunes marocains ont aujourd'hui besoin d'une offre culturelle pour sortir de l'état d'isolement dans les réseaux sociaux, et ont besoin d'une politique culturelle pour dévoiler leurs talents et contribuer au développement culturel.

Le Secrétaire général a indiqué que l'économie culturelle et les industries culturelles de toutes sortes, à savoir le cinéma, la télévision, le théâtre, la musique, la composition, l'impression, les applications, les programmes et les technologies modernes, la créativité littéraire et artistique, sont considérés comme un moteur de développement économique et social. Il est donc devenu nécessaire de placer le produit culturel au cœur du nouveau modèle de développement.
 

M. Nizar Baraka a affirmé que notre pays connaît une sécheresse culturelle, car les Marocains ne lisent que deux minutes par jour, alors que le nombre de bibliothèques dans notre pays ne dépasse pas 650 bibliothèques, dont plus de 50% sont basées dans les régions de Rabat - Salé - Kenitra, Casablanca - Settat et Souss Massa, tandis qu’il n'y a pas de bibliothèques dans le monde rural.
 

Concernant les prochaines élections, M. Nizar Baraka a appelé les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales pour garantir eux-mêmes le droit constitutionnel et le devoir national de voter et de participer au processus démocratique, soulignant que le vote est une occasion de reddition des comptes à ceux qui dirigent les affaires publiques, les représentants de l’Etat ainsi que les élus. En plus, dû au manque de participation aux élections, les mêmes responsables mettront en œuvre les mêmes politiques qui perpétuent la marginalisation, l'exclusion et l'élargissement des différences territoriales et sociales.
 

Le Secrétaire Général a demandé à l’Association de la Jeunesse Scolaire d'exprimer leurs attentes afin d'enrichir le programme électoral du Parti de l'Istiqlal, qui compte impliquer les jeunes dans la prise de décision et l'élaboration des politiques publiques, car l'avenir du pays dépend de cette catégorie en particulier, et d'autres groupes de la société en général.
 

M. Nizar Baraka a estimé que le choix de l'Association de la Jeunesse Scolaire de nommer cette session de l'Université nationale de formation sous le nom du grand patriote Moulay M’hamed Boucetta, est une source de fierté et un gage de loyauté envers ce que cette personne unique représentait, à savoir les vraies valeurs patriotiques, l'honnêteté, le sacrifice, et de loyauté envers les fondements de la nation et la défense des intérêts supérieurs du pays. M. Baraka a également noté que cet honneur et cette fierté sont les mêmes qui ont submergé tous les militants du Parti lorsqu'il a été nommé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à la présidence du Comité de révision du Code du statut personnel, et lorsque Sa Majesté a baptisé la promotion des lauréats des écoles supérieures militaires et paramilitaires de son nom, à l'occasion des célébrations du 18ème anniversaire de la fête du trône.
 

La session d'ouverture de l'Université nationale de formation a été honorée de la présence d’un nombre considérable des membres de l’Association de la Jeunesse Scolaire, ainsi que de M. Chiba Mae El Aïnain, président du conseil national du parti, aux côtés de M. Younes Bousksou, inspecteur régional du parti à Marrakech El-Mnara et chargé de la coordination dans la ville de Marrakech, en plus de M. Rachid Kerroum, inspecteur régional du parti à Sidi Youssef Ben Ali, et un nombre considérable de cadres et militants du parti à Marrakech.
M. Khalil Boucetta, ancien membre du comité exécutif du parti, le fils de feu Moulay M’hamed Boucetta, Othmane Tarmounia, secrétaire générale de l'Organisation de la jeunesse istiqlalienne, ainsi que Youssef Allakouch, secrétaire général de la Fédération autonome de l’enseignement, ont été présents et ont prononcé des discours, en plus d'honorer certains des militants du parti et de la jeunesse scolaire.
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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