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Naissance du Parti de l'Istiqlal




Contenu provisoire en cours de révision

Le Parti de l'Istiqlal (PI ; en arabe : حزب الإستقلال, en français, « Parti de l'indépendance ») est le tout premier parti politique marocain, fondé pour obtenir l'Indépendance du Maroc et ainsi remplacer le protectorat colonial français par une monarchie constitutionnelle. Il est de référentiel nationaliste.

La dénomination Istiqlal date de 1934, après la fondation du Comité d'action marocain par Allal El Fassi. Le parti prend officiellement le nom de « Parti de l'Istiqlal » le 10 décembre 1943 sous l'impulsion de Ahmed Balafrej, qui en est le secrétaire-général fondateur auquel succèderont Allal El Fassi qui prend le titre de « Zaim », puis M'hamed Boucetta, Abbas El Fassi, Abdelhamid Chabat, de 2012 à 2017 et Nizar Baraka, depuis 2017

Reconstruit au sortir de la Seconde Guerre mondiale par les vétérans de l'agitation nationaliste des vingt précédentes années, il est l'artisan de l'Indépendance du Maroc alors sous protectorat français. Parti nationaliste du centre droit, défenseur de l'Islam , il est le moteur principal dans les années 1950 de la réhabilitation d'une monarchie effacée par le protectorat français.

Le parti a été le creuset de ceux qui seront, après l'indépendance, des figures majeures de l'histoire du Maroc : Ahmed Balafrej, son fondateur, Allal El Fassi, son idéologue, Mehdi Ben Barka son organisateur avant de s'en séparer

Pendant les années 1930-1933, le Maroc connait un important soulèvement généralisés aux campagnes et aux villes. L'objet de ce soulèvement est l'opposition d'une écrasante majorité de la population au Dahir du sultan dit « Dahir berbère ». Ces événements participèrent à faire connaitre de nombreux dirigeants politiques dont les plus éminents sont Allal Fassi, Hassan Ouazzani et Ahmed Balafrej.

C'est en 1934 que le premier parti politique marocain prônant l'Istiqlal ou indépendance est créé. Il s'agit du Comité d'Action Marocain dont les dirigeants sont Allal El Fassi, Mohammed Hassan Ouazzani et Ahmed Balafrej. En 1937, à la suite du départ de Ouazzani, Allal El Fassi et Ahmed Balafrej créent le parti National pour l'Isqtiqlal, connu sous le nom de Parti national. Le parti présente alors des revendications contre le caractère provisoire du statut de protectorat

Dès 1936-1937 les centres urbains et industriels du pays commencent à connaitre d'importants troubles politiques et manifestations du Mouvement national. À la suite de ces événements Allal El Fassi est exilé au Gabon. Le Parti national est interdit

Le congrès constitutif clandestin du parti de l'Istiqlal a lieu le 18 décembre 1943 à Rabat. Ahmed Balafrej, amnistié par le nouveau gouvernement gaulliste né du débarquement anglo-américain de 1942, s'attache pendant cette année 1943 à rassembler les anciens cadres dirigeants du « Parti national », parti interdit en 1937. Surmontant divergences d'ordre souvent personnelles et obstacles organisationnels, le parti s'organise de manière verticale autour d'un secrétariat exécutif clandestin de quatre membres, dont Balafrej, nommé secrétaire général, fait partie, et de sections régionales à l'autonomie assez large regroupant les cellules locales de dix à quinze membres.

La plus importante manifestation officielle du Parti fût la diffusion publique du Manifeste de l'Indépendance le 11 janvier 1944, véritable programme du Parti, rédigé en étroite et clandestine collaboration avec le sultan Mohamed V, dont la teneur est simple : aucune négociation avec l'occupant colonial sans au préalable l'abolition du traité de protectorat, indépendance du Maroc rétablissant l'autorité du sultan Mohammed Ben Youssef dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle aux institutions dignes d'un État moderne. La publication du manifeste conduit à l'arrestation de ses signataires sous prétexte d'« intelligence avec l'ennemi »

Le retour du sultan Mohammed Ben Youssef exilé par les autorités françaises du Protectorat du Maroc est une des conditions qu'il pose en préalable à toute négociation avec la puissance occupante. La féroce répression exercée par les ultras coloniaux de 1952 à 1955 emprisonnant ou forçant à l'exil l'intégralité de ses cadres, laisse une situation intérieure de violence incontrôlable qui oblige rapidement l'occupant colonial à négocier les termes de son retrait.

 

La défense de la légitimité s'est manifestée tant par une campagne diplomatique auprès des instances internationales dès 1952, menée par Balafrej, pour exiger l'indépendance du Maroc, que l'appel à la solidarité arabe et islamique que Allal El Fassi lance du Caire le 20 août 1953.

Elle s'est également traduite dans le combat mené par le parti de l'Istiqlal pour doter le pays d'une constitution démocratique (deuxième objectif du Manifeste du 11 janvier 1944), et finalement dans sa lutte pour la tenue d'élections libres et transparentes de façon à offrir au pays des institutions politiques crédibles et efficaces.



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