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Nizar Baraka : Les grandes mutations technologiques : Quel positionnement pour le Maroc dans le cadre de son modèle de développement



Je tiens tout d’abord à saluer cette initiative de l’AEI pour l’organisation de cette conférence sur le positionnement du Maroc dans les grandes mutations technologiques.
Je la salue à double titre de par la qualité et la diversité des intervenants qui ne réduit par la technologie à la question du digital mais aborde aussi les technologies à travers des enjeux et des opportunités liées à la sécurité alimentaire, à la santé, à l’énergie, à la mobilité, à la cohésion sociale ou à la culture.



Mesdames et Messieurs,
 
Les grandes mutations technologiques, desquelles nous parlerons aujourd’hui, ne s’inscrivent pas dans des perspectives de long-terme, elles sont déjà présentes dans notre quotidien.
Nous sommes, par exemple, plus de 70% de marocains à posséder un smartphone qui nous connecte au savoir-universel avec des algorithmes intelligents qui analysent toutes nos données pour nous proposer des produits et des services. 
Je vois aussi dans la salle une application de plus en plus courante de ce qu’on appelle l’internet des objets à travers l’usage de montres connectées et je suis sûr que beaucoup d’entre vous regardent régulièrement le nombre de pas parcourus, les étages montés et leurs pulsations cardiaques…

Tout ça pour dire que ce qui semble être un concept comme le big data, l’intelligence artificielle, les objets connectés, l’utilisation des cellules souches, la biotechnologie génétique, les drones, les batteries au lithium etc.  font d’ores et déjà partie de notre vie quotidienne.
 
Mais avons-nous pleinement conscience des grands enjeux économiques, sociaux, culturels et politiques qui accompagnent ces grandes mutations ?
 
Devons-nous, somme toute, rester de simples usagers de ces technologies ou avons-nous la volonté et les moyens d’en être des acteurs ?
 
Profitons-nous pleinement de ce potentiel infini que nous offrent ces grandes mutations technologiques ?
 
Je suis sûr que les brillants intervenants nous proposerons des approches pertinentes pour répondre à ces questions mais laissez-moi partager avec vous au moins 3 convictions.
 
La première est, qu’en ce qui concerne le développement technologique, nous sommes dans l’obligation de bruler les étapes – procéder par Leapfrog – ne pas s’attarder dans une progressivité couteuse, lente et rapidement obsolète. 
Beaucoup de gens, dans les contrées les plus vulnérables, sont directement passés du télégramme à Whatsapp sans forcément recourir au telex, au fax ni même au mail…
D’autres sont passées du simple mandat au transfert électronique de cash sans forcément être bancarisés…
Certains de l’éclairage au gaz ou au pétrole à l’énergie solaire…
Et cela sans parler du commerce électronique, des différentes formes de thérapies géniques et cellulaires ou des technologies utilisées pour assister les agriculteurs à travers l’analyse des sols et le développement de semences et de fertilisants adaptés. 
C’est dire la capacité d’absorption de ces mutations technologiques par la population y compris et surtout dans les pays émergents.
Cette capacité d’absorption de sauts technologiques de nos populations doit se traduire par une exigence plus importante et plus ambitieuse en matière de recherche, de développement et de production dans nos pays. 
Il s’agit donc de ne pas s’attarder dans une progressivité déjà obsolète mais de s’engager directement et pleinement dans les dernières voire les prochaines générations technologiques.
 
La deuxième conviction que je souhaite partager avec vous est que ces mutations sont en train de transformer le monde et l’organisation des rapports humains en profondeur – si nous ne parvenons pas à armer notre capital humain, social, économique, culturel et politique pour en être de vrais acteurs, nous hypothèqueront très sérieusement notre potentiel de développement.
 
La troisieme conviction est que pour brûler les étapes et dépasser les fractures cognitive et numérique, il faut oser la rupture et changer de modèle de gouvernance et s'appuyant sur la révolution technologique. Cela implique de fixer le Cap, de définir une vision claire et de mener une action volontariste et intégrée. Certains pays l'ont fait tels que le Rwanda et l'Estonien.   Et le Maroc est capable de le faire puisque nous l'avons déjà fait dans le cas de l'automobile.
 
C’est en pleine conscience de ces enjeux et de ces opportunités que le Parti de l’Istiqlal a consacré une large part de sa contribution à la réflexion sur le nouveau modèle de développement à fortement renforcer les politiques publiques liées à la recherche, au développement et à l’innovation dans toutes leurs dimensions politiques, culturelles, économiques, sociales et environnementales en se donnant tous les moyens pour passer d’une Nation consommatrice à une Nation productrice de technologies.
 
Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite plein succès dans vos travaux !

Voir ou revoir l'intégralité de la conférence à partir de ce lien 

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Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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