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Noureddine Mediane expose les déséquilibres de gestion du gouvernement suite à la présentation du bilan d'étape de l'action gouvernementale



Ni le discours du scandale et du nihilisme, ni le discours des cendres dans les yeux et de « laam zine » ne sont la voix de la construction des patries.
L'incapacité du gouvernement à tenir ses promesses de développement dans de nombreuses régions a donné lieu à des protestations collectives sans précédent.
Des données factuelles confirment que le gouvernement n'a pas réussi à accomplir une bonne partie de l'odyssée à laquelle il s’est engagé.
Nous sommes très fiers de l'évolution positive que la résolution 2468 du Conseil de sécurité de l'ONU en faveur de notre unité territoriale, qui a permis de trouver une solution politique.

Au cours du débat général sur l'exposé présenté par M. Saad Dine El Otmani, Chef du gouvernement, pour établir la moitié du mandat du gouvernement, le frère Noureddine Mediane, président du groupe de l’Unité et de l’égalitarisme a pris la parole passant en revue les manifestations des déséquilibres du gouvernement, soulignant que les chiffres et données fournis par le Chef du gouvernement sont loin de la réalité, et ne reflètent pas les indicateurs alarmants dans divers domaines économiques et sociaux, et que le résultat initial n'a pas pu restaurer la confiance d'un large segment de la société, au premier rang les jeunes qui souffrent de chômage et de marginalisation et les étudiants et les personnes ayant des besoins spéciaux et marocains du monde, ainsi que la frustration et le désespoir qui imprègnent les employés, les professeurs et les médecins, soulignant que le gouvernement est absent du lien politique et est dirigé par les tendances divisées et les errances internes et des campagnes électorales prématurées.
Le Frère Noureddine Mediane a souligné que l'évaluation du résultat initial du gouvernement, mesuré par les indicateurs économiques, sociaux concrets et l'étendue de leur amélioration ainsi que l'étendue de leur réflexion positive sur la vie des citoyens, non par le chant des slogans, soulignant que les données factuelles confirment l'échec du gouvernement à accomplir de nombreux objectifs qu’il s’est engagé à réaliser



Texte intégral de l'intervention du Frère Noureddine Mediane, président du groupe de l’Unité et de l’égalitarisme :

Au nom de Dieu le Très Miséricordieux, les prières et la paix soient sur les plus honorables émetteurs
   J'ai le plaisir d'intervenir, au nom du groupe de l’Unité et de l’égalitarisme, pour contribuer à la discussion de la présentation faite par le chef du Gouvernement sur bilan d'étape de l'action gouvernementale, conformément aux dispositions du premier alinéa du chapitre 101 de la Constitution.
Monsieur le Chef du gouvernement ;

Tout d'abord, permettez-moi d'exprimer notre fierté dans le groupe de l’Unité et de l’égalitarisme pour l'accumulation positive que notre pays a réalisée dans un certain nombre de domaines, et pour notre conviction sincère que la construction de la patrie n'est pas compatible avec le langage du scandale et le discours nihiliste, ni la rhétorique des cendres aux yeux et dans le discours du général « laam zine », mais avec un diagnostic sincère et objectif, qui prévoie  l'intérêt national et propose des solutions.
En gardant cela à l'esprit, M. Monsieur le Chef du gouvernement, avec toute la responsabilité, et de notre position dans l'opposition, que l'occasion de votre présentation des résultats intermédiaires des travaux de votre gouvernement, bien qu'étant une station constitutionnelle, n'a pas été un moment politique important, et n'a pas réussi à restaurer même un peu la confiance, qui a secoué votre gouvernement par l’ensemble de la Société Marocaine, (Jeunesse, femmes, action, entrepreneurs, handicapés, employés, techniciens, ingénieurs, administrateurs, médecins, infirmières, étudiants, Marocains à l'étranger, personnes à besoins spéciaux, zones rurales, montagneuses et frontalières...) En effet, tous ces groupes ont la conviction, que votre gouvernement manque de boussole politique, est gouverné par une tendance à la division, aux chamailleries internes et à l'errance dans la réflexion sur les prochaines élections, ce qui le rend incapable de fournir des réponses réelles aux exigences sociétales, qui ont été exprimées par de larges catégories du peuple marocain et le fait que vous avez présenté pendant deux heures devant notre conseil, qui n’a pas dépassé le mur de cet enceinte, elle n'a jamais pu constituer un résultat honorable et stimulant, traçant une vision stratégique pour l'avenir, mettant en œuvre des mesures de confiance, rétablissant les priorités, portant un souffle politique pour relever les défis, mais malheureusement ce n’est qu’un  rapport sectoriel synthétique, qui manque de touche politique dans la planification et l'exécution des politiques publiques, qui est profondément enracinée dans l'action du gouvernement, qui est décrite par la logique des gouvernements au sein d'un même gouvernement, et qui remet profondément en cause la responsabilité politique de ce gouvernement, tant devant le peuple que devant la Chambre des représentants, Le garant capable constitutionnellement de contrôler et d'évaluer son travail, il ne suffit pas, M. le Chef du gouvernement, de refuser d’avouer la situation de la diaspora gouvernementale vivant sous votre gouvernement, pour que le gouvernement soit harmonieux, et il ne suffit pas de rêver d'atteindre des taux de croissance élevés pour la prospérité pour que la crise économique et sociale disparaît, et il ne suffit pas de renouveler la répétition des actions et promesses du programme gouvernemental pour regagner, la confiance des jeunes qui ont choisi de migrer et de monter les bateaux de la mort, en vous et votre capacité à satisfaire leurs demandes

Ce qui nous mène à constater avec beaucoup de regret comment l'incapacité de votre gouvernement à réaliser la promesse de développement a contribué à un grand nombre de domaines, que ce soit à al-Hoceima, Jradah ou Zagora...  Et d'autres régions, en les transformant en points de protestation collective sans précédent, avant d'en faire une politique d'évasion de la responsabilité, que votre gouvernement aborde en confrontation ouverte avec les forces de sécurité, et en procès sévères, il aurait été plus productif pour le gouvernement d'assumer la responsabilité politique, comme s'il avait eu recours à l'application de la politique de proximité et de dialogue lorsque les tensions sociales se sont aggravées.

Monsieur le Chef du gouvernement
Nous devons nous inscrire avec une grande fierté et nous féliciter de l'évolution positive de la cause de notre intégrité territoriale, qui a été incarnée dans la résolution 2468 du Conseil de sécurité, qui a triomphé pour l'option d'une solution politique, pragmatique et durable, fondée sur le consensus que représente l'autonomie gouvernementale, cette décision que les opposants à notre première cause nationale ont été déçue, en excluant la thèse et les plans et manœuvres qu'ils ont défendu.

Au sein du groupe de l’Unité et de l’égalitarisme, nous espérons toujours que cette victoire constituera une véritable percée dans l'achèvement de l'intégrité territoriale, ainsi que la récupération de Ceuta et Melilla et des îles respectives, bien que le Chef du gouvernement n'ait pas abordé la question de la réalisation de l'unité territoriale dans le Nord du pays.

M. le Chef du gouvernement

Vous tenez à présenter aux parlementaires les résultats intérimaires du gouvernement, selon les cinq axes énoncés dans le programme gouvernemental, mais vous avez oublié de parler du contrat dans lequel vous vous êtes engagé à travailler, qui s'articule autour de cinq piliers fondamentaux :
Partenariat et harmonie dans l'action gouvernementale
Transparence dans la gestion et efficacité dans l'exécution
Solidarité dans la responsabilité
Consultations régulières avec les partis d'opposition
La démocratie participative, avec les partenaires économiques et sociaux et les acteurs de la société civile

Dans quelle mesure ces piliers ont-ils été respectés et réalisés dans l'action gouvernementale ?
Manquement du programme du gouvernement et l'obligation qui lui incombe concernant la production des textes législatifs prévus dans la Constitution  

Monsieur le Chef du gouvernement

Vous avez tenté d'énumérer les acquis du gouvernement à travers la ratification d'une série de textes législatifs, sachant qu'il ne suffit pas de ratifier des lois quelle que soit leur taille, si leurs effets et leurs résultats ne se reflètent pas positivement sur la vie sociale des marocains, tant que cet arsenal juridique n'est pas considéré comme une fin en soi, autant qu'un moyen pour assurer une bonne gestion des politiques publiques, et répondre aux défis pressants des citoyens.

Le gouvernement a également manqué à ses obligations, en ce qui concerne la production des textes législatifs prévus dans la Constitution ou dans le programme du gouvernement, qui ont dépassé 20 dispositions législatives, dont essentiellement
Examen des statuts de la fonction publique
Réviser le Code du travail
Préparation de la loi sur les syndicats professionnels
Charte des services publics
Pacte d'investissement et autres textes législatifs institutionnels. 

Monsieur le Chef du gouvernement

Dans le même ordre d'idées, nous nous interrogeons sur le sort de bon nombre des objectifs que vous vous êtes engagés à atteindre et des mesures que vous avez prises dans le cadre du programme gouvernemental, ce qui soulève les questions suivantes :

Où sommes-nous  de l’expansion des droits économiques, sociaux et environnementaux et des droits des groupes spéciaux, étant donné les manifestations croissantes de pauvreté, de fragilité et d'exclusion, l'aggravation des disparités sociales et sociétales et l'absence d'une véritable volonté politique d'assurer la répartition équitable de la richesse ?
Où sommes-nous  de la consolidation des libertés des médias face à la détérioration continue de l'image du Maroc suite aux témoignages d'organisations internationales de défense des droits de l'homme ?
Qu’en-est-il du dialogue social après plus de 8 ans d’handicap ?
Où en sommes-nous de la réforme fiscale après trois débats dont les recommandations sont restées lettre morte ?
Qu’en-est-il du plan national d'opération ?
Qu’en-est-il de la mise en œuvre de la stratégie nationale intégrée pour la jeunesse ?

Où en sommes-nous… Qu’en-est-il… la liste des  obligations contenues dans le programme du gouvernement est long, sans encore trouver son chemin vers la mise en œuvre
L'un des indicateurs de la crise prévoyait une baisse du taux de croissance de 3% en 2018 à moins de 2% en 2019

Monsieur le Chef du gouvernement

Au sein du groupe de l’Unité et de l’égalitarisme, nous considérons la présentation des résultats provisoires des travaux du gouvernement comme un important organe politique qui place l'efficience et l'efficacité de l'action gouvernementale et la gestion des politiques publiques, la conduite des affaires publiques sous le microscope de la responsabilité et du contrôle parlementaires, et le suivi de l'opinion publique nationale, dans le cadre du lien redditionnel.

En  même temps, nous affirmons que l'évaluation de ce résultat doit être mesurée par des indicateurs économiques, sociaux et de droits de l'homme significatifs, leur amélioration, leur développement et leur progrès, et la mesure dans laquelle ils affectent la vie quotidienne des citoyens, y compris le taux de croissance économique, dont le Chef du gouvernement a évité de parler, après avoir connu un déclin notable ces dernières années, passant de 1,4% en 2017 à 3% en 2018 et devrait continuer à tomber sous le chiffre de 2% en 2019. Au moment où le gouvernement s'est engagé à atteindre un taux de croissance de 5,5%, ce qui confirme la maîtrise totale de la pluviométrie dans le niveau de croissance, et l'absence de prise en compte du niveau des investissements internes et externes sur les taux de croissance, ce qui affecte inévitablement la création d'emplois, et aggrave encore le chômage. Qui est passé à 10,2% en 2017, de s'installer dans les 10% en 2018, et devrait dépasser 10,2% en 2019, il atteint plus de 40% dans les zones urbaines, et il faut rappeler que le taux de chômage pour 2011 sous le gouvernement du professeur Abbas El Fassi ne dépasse pas 8,9%.

Qu’en-est-il de  l’éventuel programme d'emploi que vous avez adopté en avril 2018, dans lequel vous vous engagez à créer un million et 200 000 emplois en quatre ans. Ce programme, que nous avons exprimé en temps opportun qu’il est impossible de réaliser, à la lumière des niveaux de croissance atteints par notre pays, et pourtant le gouvernement a insisté pour le réaliser, avant qu'il ne soit récemment renversé par le ministre de l'Emploi à la chambre des conseillers, considérant que ce programme n'était pas une obligation, dans la mesure où il était au-delà des possibilités disponibles et des potentiels possibles
 
Tout cela, reflétant négativement la confiance des familles dans l'évolution du niveau de vie, du chômage et de leur situation financière, l'indice de confiance a été réduit d'environ 10 points en un an, passant de 87 points au premier trimestre 2018 à 79,1 point au premier semestre de l'année en cours, 43,2% des familles ont signalé une détérioration du niveau de leur revenus durant l'année passée et 82,5% des ménages prévoient une hausse du chômage l'année suivante.

Outre la situation des petites, moyennes et petites entreprises, la lenteur de la croissance économique due au faible impact des investissements sur la création d'emplois et de richesses et la propagation continue de la corruption, de la concurrence déloyale, du monopole et du manque de transparence sont autant de manifestations négatives de notre économie nationale. Elle est devenue un relâchement du tissu textile, notamment des micros, moyenne et petite entreprises, où le nombre de faillites et de fermeture a connu une croissance alarmante après le passage de moins de 3000 entrepreneurs en 2011, dépassant 8 000 entreprises en 2018.

Le déclin de l'indice de confiance des familles dans leur situation financière est illustré par l'aggravation des disparités sociales, le Maroc se classant parmi les derniers de la liste de157 pays en 2018 selon des de rapports internationaux :
98ème rang mondial pour l'indicateur général de l'engagement dans la politique de lutte contre les inégalités et de lutte contre l'écart entre les pauvres et les riches
112e rang mondial pour les dépenses sociales dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la protection sociale
Au 78e rang des politiques fiscales qui assurent une répartition équitable de la richesse,
Il est classé 101e dans le monde des salaires et des droits des travailleurs et des employés.

Monsieur le Chef du gouvernement  

Alors que le gouvernement se targue de maintenir des indicateurs macro-économiques, l'endettement des deux dernières années a poursuivi la tendance à la hausse qu’il connaît depuis des années, malgré les alertes répétées du Conseil suprême des comptes, qui est passé de 65,1% du PIB en 2017 à 65,8% en 2018, il devrait augmenter à 66,1% en 2019. En totale contradiction avec les engagements du programme gouvernemental de réduction du ratio de la dette du trésor par rapport au produit intérieur brut à 60% à l'horizon 2021.

Les erreurs et les pertes de temps politique conduisent inévitablement à une crise de confiance dans le gouvernement.

Monsieur le Chef du gouvernement  

Nous espérions que vous nous fourniriez des données économiques, sociales  relatives aux droits de l'homme à différents niveaux liés à la vie quotidienne des citoyens  
Des chiffres qui traduisent véritablement les droits économiques, sociaux et humains du pays, au lieu de présenter des chiffres creux qui ne reflètent pas la réalité des pensions de larges segments de la population marocaine.

De tels sophismes, un gaspillage politique et des attentes prolongées conduisent inévitablement à une crise de confiance dans le gouvernement, une crise de confiance dans l'action politique, une crise de confiance dans l'action syndicale, une crise de confiance dans les institutions élues, une crise de confiance dans l'avenir, une crise alimentée par un chômage élevé, et un élargissement des différences sociales et culturelles entre les villes et les villages entre le Maroc bénéfique et le Maroc inutile.
Cette crise, alimentée par l'incapacité de l'école publique à être un moyen de promotion sociale, cette crise, alimentée par des solutions provisoires et des prothèses, est une question cruciale pour que le gouvernement se soustrait à ses responsabilités, surtout lorsque cette situation entraîne une manifestation croissante de colère. Et les troubles psychologiques, de sorte que le Maroc se classe cinquième parmi les personnes les plus en colère dans le monde selon une étude réalisée par l'Institut "l'American Gallup".

Le Gouvernement a ainsi contribué à la crise sociale par ses décisions impromptues fondées sur l'abandon de sa responsabilité telle que stipulée dans la Constitution de 2011, et la campagne de boycott populaire que le pays a connue peut être considérée comme la meilleure expression de cette crise, avec ses messages clairs, qui ont rendu les décideurs politiques et économiques, face à un véritable séisme dans ses dimensions politique, économique et sociale, face aux conflits d'intérêts et au mariage rampant entre pouvoir et argent, et leurs graves effets sur les principes d'égalité des chances, la justice sociale et l'économie nationale en général.

Cela a incité le parti de l’Istiqlal à demander au gouvernement, à l'occasion de la commémoration du 11 janvier 2018, de reconsidérer le programme gouvernemental et de s'engager dans le nouveau paradigme de développement demandé par Sa Majesté le Roi.

En tant groupe de l’Unité et de l’égalitarisme, nous avons soumis des mémorandums proposant des solutions et des alternatives pratiques pour améliorer la performance du gouvernement, et pour répondre aux besoins et aux attentes exprimées par les citoyens, en particulier dans les régions pauvres et les zones défavorisées, y compris une note sur la promotion de la bande frontalière de l'Est, et une autre concernant la conduite d'une loi de finances modificative pour lutter contre le coût élevé, et protéger le pouvoir d'achat des classes moyennes menacé de pauvreté, de soutenir l'emploi et de créer des emplois pour les jeunes qui ont risqué leur vie à la recherche de dignité et d'élévation sociale.

Monsieur le Chef du gouvernement  

Loin du langage des chiffres creux, la réalité tangible que le pays est en train de vivre et que les citoyens vivent, nous demandons au gouvernement :

Dans quelle mesure le gouvernement a-t-il pu mettre en œuvre le contenu du programme gouvernemental de protection sociale, en particulier après que Sa Majesté le Roi a demandé au gouvernement, à l'occasion du Jour du Trône 2018, d'entreprendre une restructuration complète et profonde des programmes et des politiques nationales dans le domaine de la protection et du soutien sociaux, dans le cadre des programmes polyvalents et orientés vers les objectifs, et absence de mécanismes opérationnels capables d'assurer l'efficacité dans leur exécution et d'atteindre les objectifs visés, en liant la responsabilité et le principe de responsabilisation ?

Dans quelle mesure le gouvernement a-t-il pu mettre en œuvre le plan national pour la promotion de l'emploi, conformément à l'engagement qu'il a pris dans son programme, d'activer la stratégie pour l'emploi en 2025, à l'invitation de Sa Majesté le Roi à l'occasion du 65e anniversaire du Roi et de la révolution populaire, de prendre des mesures concrètes pour une réforme globale des mécanismes de l'emploi des jeunes afin de rendre celui-ci plus efficace et réactif et pour encourager le travail indépendant et les initiatives entrepreneuriales ?

Dans quelle mesure le gouvernement a-t-il pu accélérer le développement du monde rural et soutenir La politique galactique, en établissant un plan de mise en œuvre et en accélérant la réalisation du programme de réduction des disparités sociales et rurales dans le monde rural, comme indiqué dans le programme gouvernemental ?

Le gouvernement décline et ne protège pas le pouvoir d'achat des citoyens.

Monsieur le Chef du gouvernement ;

Grâce à ses résultats intermédiaires, le gouvernement a-t-il été en mesure de répondre aux questions posées par les défis de la phase actuelle, d'interagir avec les profondes transformations sociétales dans ses dimensions économiques, sociale et des droits de l'homme, ainsi que de répondre aux aspirations et aux attentes des citoyens en améliorant leur pouvoir d'achat, et d'assurer les ingrédients pour une vie décente, loin des faibles augmentations pour certains, salariés et fonctionnaires, après plus de 8 ans de longue attente ? Et après la naissance difficile d'un dialogue social a abouti à l'accord du 25 avril dernier, considéré comme l'accord le plus faible de la série des dialogues sociaux, qui n’a abouti à aucune initiative qui garantisse la protection sociale pour tous les marocains et améliore leur pouvoir d'achat, surtout pour les retraités qui se sont vu refuser ces augmentations, et pour les autres groupes sociaux sans revenus, et qui sont dans la flamme des prix élevés.

Monsieur le Chef du gouvernement  

Comment continuez-vous à vous occuper des questions et des droits de la diaspora marocaine tels qu'ils sont inscrits dans la Constitution, et vous vous êtes engagés à travailler pour les réaliser dans le cadre du programme gouvernemental dans quelques mesures modestes, y compris des camps d'été pour les enfants marocains du monde, alors que vous avez oublié de parler de l'activation des exigences constitutionnelles

Assurer l'élargissement de leur participation politique et de leur représentation au Parlement ;
En assurant la participation la plus large possible de ce secteur social aux institutions consultatives et aux organes de bonne gouvernance mis à jour par la Constitution ou la loi,

Accélérer la suppression de la loi régissant le Conseil actuel  

  Accorder une plus grande attention à la protection des mineurs marocains non accompagnés en tant que groupe vulnérable à l'exploitation par des bandes de trafiquants d'êtres humains ou des groupes missionnaires ou extrémistes, alors que plus de 6 000 enfants dans cette situation sont présents dans les seuls foyers espagnols, ce qui rend le gouvernement en violation des dispositions de la Constitution.

Monsieur le Chef du gouvernement ;

Toute conséquence de l'incapacité du gouvernement à protéger le pouvoir d'achat de ses citoyens et à prendre la responsabilité du suivi des secteurs vitaux liés à la vie quotidienne des marocains, comme ce fut le cas pour le prix du carburant, après que le gouvernement a reconnu le ministre en charge des affaires publiques et de la gouvernance, le non-respect de sa promesse de couvrir les prix de cette matière première, il est considéré comme une simple manœuvre gouvernementale pour exercer une pression sur ces entreprises et profiter du citoyen qui attend une ère qui ne s'annonce que depuis une année au maximum.

Monsieur le Chef du gouvernement ;

L'efficacité des politiques publiques est principalement liée à l'efficacité d'un modèle de développement capable de produire de la richesse à un rythme plus rapide et d'en assurer une répartition juste et équitable.

Ce nouveau modèle de développement, absent depuis trois ans depuis l'invitation de Sa Majesté à reconsidérer le modèle de développement adopté, après qu'il soit devenu obsolète, et dont l'étendue s'est épuisée, et dont l'orientation et les choix continuent de régir le travail, les programmes, les plans et les stratégies du gouvernement, au lieu d'ouvrir un dialogue sérieux et responsable avec les différentes forces vives du pays afin de développer une nouvelle conception d'un modèle de développement répondant aux besoins du stade et aux attentes des citoyens et nationaux.

Le résultat ne reflète pas les nouvelles tâches constitutionnelles confiées au gouvernement

Monsieur le Chef du gouvernement

En plus de tout ce qui précède, le groupe de l’Unité et de l’égalitarisme considère

Que ce résultat ne reflète pas les nouvelles tâches constitutionnelles confiées au gouvernement, à son chef dans la gestion des politiques publiques et la conduite des affaires publiques, après que le statut constitutionnel du Chef du gouvernement et du pouvoir exécutif a été amélioré et que le Chef du gouvernement a été pleinement responsable devant ses membres et doté de larges pouvoirs.

Que la volonté du le chef du gouvernement d'être enveloppé dans des chiffres et des statistiques vides, tant que leurs effets directs ne se reflètent pas dans la vie quotidienne et les réalités des citoyens, en particulier lorsque le chef du gouvernement a utilisé un chiffre qui est important pour augmenter le nombre de personnes détenant la carte Ramed à 12 millions comme une grande réalisation, ignorant que ce chiffre confirme clairement l'ampleur de la pauvreté, et le nombre de pauvres a augmenté de plus de 15% de la population du Maroc, selon le rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Que ce résultat incarne la vérité d'un gouvernement qui a choisi de générer la naissance d'un secret, face à la série bloquée d'équipes gouvernementales, après les avantages législatifs définis par le pays le 07 octobre 2016, et la perte de temps politique et la perturbation du gouvernement et du travail parlementaire qui s'ensuit, un gouvernement combiné par un dénominateur commun :

Ses composants sont entretenus avec des sacs et des chaises, même au détriment de l'efficacité et de l'efficience dans la performance, de l'harmonie et de la solidarité dans l'exercice de ses responsabilités.

Que ces résultats démontrent clairement l'absence de toute empreinte du gouvernement qui lui permettrait de relever les défis posés, notamment en matière de politiques sociales, puisque, malgré le potentiel des secteurs sociaux durant cette période, leur impact reste limité, que ce soit l'éducation qui ait gravement aggravé la crise, la santé, dont les services ont été réduits, le logement qui a été corrompu par les lobbies immobiliers, la culture qui a été absente de la politique gouvernementale dans ses plans et programmes, de sorte que le citoyen reste piégé dans la conquête culturelle et l'aliénation, et le déclin des valeurs sociales tandis que la Constitution stipule le droit des marocains à s'accrocher à l'identité marocaine et aux constantes nationales établies.

Que ce résultat est une traduction tangible de l'abandon par le gouvernement et de son incapacité à tenir compte de bon nombre des ateliers de réforme qu'il s'est engagé à mener à bien, y compris, essentiellement, la réforme du fonds de compensation, la réforme des pensions, la réforme du système judiciaire, la lutte contre la corruption dans ses dimensions économique, administrative et politique et la lutte contre les avantages de l'économie locative et la politique des concessions, les pots-de-vin, l'enrichissement illicite et l'exercice d'influence, qui sont l'addition des engagements que le gouvernement majoritaire a obtenus sur le scrutin des électeurs.

M. le Chef du gouvernement :

Nous avions espéré entendre un exposé qui relate des progrès riche en charges politiques, plutôt que de se contenter de compiler et de raconter les réalisations des secteurs gouvernementaux, signalant ainsi une déception pour l'avenir, sous un gouvernement qui voulait cacher le soleil par le tamis pour montrer aux Marocains que " laam zine ", pour cacher les échecs de deux ans et demi de gaspillage.

 " Quant au beurre, il va sécher, mais ce qui sera bénéfique pour les habitants, ce sera pour les habitants de la terre.»

Dieu est véridique. » صدق الله العظيم » 

Ni beurre ni rien n’est resté dans notre pays, seulement des années gouvernementales maigres
 La paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu Tout-Puissant
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info


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