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Noureddine Moudian: Le Coronavirus a exposé des défauts et des déséquilibres, y compris ceux liés à l'enseignement privé



- Le rôle pionnier que l'enseignement privé a joué à travers l'histoire ne peut être nié
- Les établissements d'enseignement privés sont des entreprises commerciales dont la seule préoccupation est l'accumulation de profits
- Saluer les écoles privées qui ont dispensé partiellement ou complètement les parents et tuteurs des élèves des frais scolaires
- La plupart des écoles privées emploie des cadres de l'enseignement public ou des retraités
- L'enseignement privé est un partenaire essentiel de l'enseignement public et doit être soumis à la supervision globale du ministère de tutelle
-La nécessité que l'enseignement privé soit soumis au contrôle et à l’accompagnement en tant que mécanismes de base pour une gestion transparente
- L’Appel à la réalisation du principe de l'égalité des chances entre le monde rural et le monde urbain dans la gestion des épreuves du baccalauréat




Noureddine Moudian a participé à la réunion de la Commission de l'enseignement, de la culture et de la communication, tenue le mardi 30 juin 2020, où la discussion a porté sur les questions liées à l'enseignement privé et les préparatifs en cours pour passer les examens du baccalauréat. Au début, le chef du groupe Istiqlalien a confirmé que les deux sujets étaient importants et d’actualité, soulignant que la pandémie du Coronavirus avait certains répercussions positifs sur différents secteurs et politiques publiques. En effet, grâce à cette pandémie, de nombreux défauts ont été révélés, expliquant que l'enseignement privé n'aurait pas fait l'objet de discussions sans cette pandémie.

M. Noureddine Moudian a souligné que personne ne peut nier ni la valeur ni le rôle pionnier que l'enseignement privé a joué à travers l'histoire, et encore à ce jour, indiquant que cet enseignement  est apparue pendant une période très précise liée à la résistance au colonialisme, où il a joué un très grand rôle national, et il était appelé « l’enseignement nationale gratuit » après que le colonialisme français et espagnol a privé les citoyens marocains de l'enseignement et se contenter d'une partie seulement. Après l'indépendance, l’enseignement privé s’est développé et est devenu un partenaire essentiel de l'enseignement public.

Le chef du groupe Istiqlalien a salué certaines écoles privées qui ont dispensé partiellement ou complètement les parents et tuteurs des élèves des frais scolaires pendant la période du confinement à cause du Coronavirus, expliquant que ceux qui pensent que les élèves de l’enseignement privé sont tous issus de familles riches ont tort. Au contraire, même les enfants de fonctionnaires et des enseignants y étudient, en particulier après les déséquilibres dans l'enseignement public et certaines pratiques et comportements dans les institutions publiques. 

En revanche, M. Noureddine Moudian a exprimé son profond regret devant les pratiques inacceptables de certaines écoles privées qui ont accumulé d'énormes profits pendant plus de trente ans, et qui ont demandé de bénéficier du fonds du Covid-19 et imposant aux parents et tuteurs des élèves de payer les frais de scolarité durant la pandémie. M. Moudian a appeler à revoir le rôle du ministère de l'Éducation nationale vis-à-vis de ces établissements, qui ne doit pas se limiter au côté pédagogique, qui est à son tour lié aux aspects matériels et humains, où une attention doit être portée au fonctionnement de ces institutions et les ressources humaines qu’ils emploient. Travaillent-elles vraiment pour la formation et l'éducation, puisque tout le monde sait que beaucoup de ces institutions sont des entreprises dont le seul but est d’accumuler les profits. Malheureusement, ceci perturbe et affecte les institutions nationales qui travaillent honnêtement.

Le chef du groupe a souligné qu'un certain nombre de ces institutions prétendent qu'elles n'étaient pas en mesure de payer les salaires et les cotisations d'assurance et la Caisse nationale de sécurité sociale au profit de leurs employés, expliquant que la plupart de ces écoles emploient les cadres de l'enseignement public ou des retraités, partiellement ou entièrement, et pire encore, certains d'entre eux emploient des chauffeurs retraités avec de petites sommes qui ne dépassent pas 1 200 dirhams par mois.

M. Moudian a mentionné que certaines de ces institutions recourent à des méthodes frauduleuses, où certains étrangers de France et du Canada sont employés en tant que directeurs pendant un mois, uniquement pour attirer des étudiants. Le député a appelé à examiner préalablement les programmes d'enseignement, les ressources humaines et les mécanismes de promotion sur lesquels les établissements d'enseignement privés s'appuient, avec la nécessité de travailler pour unifier ces programmes et l'équivalence de diplômes, et être soumises au contrôle et à l'accompagnement en tant que mécanismes essentiel pour une gestion transparente de ce secteur vital. M. Moudian a également indiqué qu'un certain nombre d’élèves et d'étudiants ont été victimes de fausses publicités liées à l'équivalence des diplômes en France et au Canada, où ils dépensent beaucoup d'argent pendant leurs études dans des établissements supérieurs privés, et après avoir obtenu des diplômes de masters ou d’ingénierie, il sont surpris qu'ils ne soient pas reconnus à l'étranger.

Noureddine Moudian a ensuite évoqué l’enseignement public et les préparatifs en cours pour l'organisation des examens du baccalauréat, notant les mesures proactives et les initiatives prises par le ministère pour sauver l'année scolaire, indiquant que ces initiatives n'ont pas atteint tous les groupes, en particulier dans le monde rural, où il y a un manque d'Internet, de télévision et de dispositifs de communication. Le député s’est interrogé également sur la gestion des examens, la correction et les résultats dans les lycées du monde rural, est-ce la même logique avec les lycées qui ont bénéficié de l'enseignement à distance et de la disponibilité de la technologie, et de la valeur de l’attestation du baccalauréat de cette année, et si elle sera reconnue internationalement. Le député a souligné la nécessité de réduire les mesures de sécurité devant les centres d'examen, indiquant que cela affecterait les étudiants psychologiquement, appelant à un changement du nom ''libre '' associé à la catégorie de candidats irréguliers pour passer les examens du baccalauréat.

 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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