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PLF 2020. LES RECOMMANDATIONS DE L’ISTIQLAL



L’Alliance des économistes istiqlaliens (AEI) appelle le gouvernement à inscrire la loi de Finances 2020 dans la perspective d’une relance économique perceptible par les ménages et les entreprises, permettant de restaurer la confiance nécessaire au déploiement réussi du nouveau modèle de développement du Maroc.



Dans sa nouvelle note de cadrage, l’Alliance des économistes istiqlaliens (AEI) appelle le gouvernement à sortir des sentiers battus et à inscrire, d’ores et déjà, la loi de Finances 2020 dans l’esprit des ruptures permettant d’impulser une relance économique perceptible par les ménages et les entreprises. C’est le principal message véhiculé par l’alliance à travers sa note. Pour l’AIE, «ce n’est qu’ainsi que le gouvernement pourra regagner la confiance des investisseurs et redonner plus d’espoir aux citoyens, notamment les jeunes et la classe moyenne». Dans le détail de ses propositions, les Istiqlaliens plaident pour une loi de Finance 2020 qui permette de restaurer la confiance des opérateurs économiques et de les inciter à créer des emplois durables. «Notre pays connaît un certain recul de confiance des opérateurs économiques comme en témoigne le ralentissement des investissements privés. La reprise de cette confiance est la condition sine qua non pour retrouver une croissance soutenue, durable et génératrice d’emplois», peut-on lire dans la note de cadrage parvenue aux Inspirations ÉCO.
 

Redonner espoir aux investisseurs

Dans ce cadre, l’AEI appelle le gouvernement à accélérer et généraliser la digitalisation des services des administrations et collectivités adressés aux entreprises, à faire respecter les délais de paiement et solder les arriérés des créances, fiscales et autres, au profit des PME et TPE et, enfin, réduire et régler, par une approche concertée, les tensions qui s’installent entre l’administration fiscale et les entreprises. De plus, l’alliance appelle le gouvernement à introduire dans la loi de Finances 2020 des soutiens financiers au profit des PME et start-up innovantes, à octroyer un crédit d’impôt aux entreprises ayant un plan de recherche & développement et une politique de brevetage de leurs produits et services, mais également à réserver une partie des budgets publics d’investissement au financement de projets directement productifs de produits ou services et créateurs d’emplois, dans le cadre de partenariats public-privé. Ces projets viendraient compléter et rentabiliser les investissements d’infrastructures déjà réalisés par l’État. Ils doivent être ciblés selon les secteurs et les régions à développer, explique-t-on dans la note.
 

Réduction des disparités territoriales

L’AEI précise également dans sa note que les chantiers de la régionalisation avancée, de déconcentration administrative et de déploiement de la réforme des CRI doivent être accélérés et dotés des moyens humains et financiers nécessaires pour répondre aux attentes des populations et aux exigences des entreprises. Le désenclavement logistique et routier des régions éloignées de l’axe mondialisé de notre pays doit être érigé en priorité. Avec une politique de spécialisation économique de ces territoires, il permettrait d’améliorer leur attractivité et leur développement. De plus, l’AIE assure qu’il est temps d’opérationnaliser les deux fonds de soutien étatiques aux régions (Fonds de solidarité interrégionale et Fonds de mise à niveau sociale). Il convient aussi d’inscrire les actions de ces fonds dans des schémas de co-financement pour le soutien de projets créateurs d’emplois et à fort impact socio-économique.
 

Une nouvelle politique budgétaire

Par ailleurs, l’Alliance des économistes istiqlaliens suggère au gouvernement de repenser sa politique budgétaire en opérant certaines ruptures telles que passer d’une logique de moyens utilisés à une logique d’objectifs et de résultats réalisés, aussi bien dans l’établissement des priorités, dans l’octroi des moyens, que dans le suivi et l’évaluation. Elle invite également à «sortir de la logique de saupoudrage» et adopter un meilleur ciblage dans l’octroi des dépenses fiscales, des aides foncières et des subventions budgétaires. Pour l’alliance, les arbitrages doivent essentiellement obéir aux critères de création de valeur et de génération d’emplois durables et valorisants, notamment dans les régions reculées présentant des atouts naturels et humains de compétitivité.
 

Adoption des textes avant la loi de Finances 2020

Dans le cadre de ses recommandations, l’AIE propose également de prendre en considération certaines recommandations des assises fiscales et de celles du commerce. «Ceci, en attendant les outputs du nouveau modèle de développement, et faute d’avoir livré la charte d’investissement tant attendue». L’AIE explique dans ce sens que «nous pensons que, pour que la loi de Finances 2020 puisse amorcer les principaux changements nécessaires à la relance tant attendue, il est indispensable que son élaboration, et surtout son adoption, soient précédées au moins par l’adoption de la nouvelle loi-cadre issue des dernières Assises de la fiscalité, la nouvelle Charte des investissements et la loi régissant les partenariats public-privé».  







Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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