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Saida Abouali: Le gouvernement tarde à mettre en œuvre de nombreux chantiers






Mme Saida Abouali a confirmé que tout le monde reconnaît l'existence de vrais problèmes, à la lumière du COVID-19. Premièrement, les déséquilibres au niveau du système de protection sociale, aussi bien en assurance maladie, qu'en aide sociale. Ces problèmes auraient pu être surmontés si le gouvernement avait commencé à réformer le système de protection sociale depuis que Sa Majesté l’a demandé à l’ouverture de la session d’Octobre 2018. Deuxièmement, le problème lié au chômage, en particulier au chômage des jeunes, qui aurait pu être résolu si le gouvernement avait également répondu à l’appel de Sa Majesté à la même occasion, et s’est précipité pour élaborer une politique intégrée destinée aux jeunes basée sur la formation et l'emploi, capable de trouver des solutions réalistes à leurs problèmes .

La présidente de la Commission du secteur social à la Chambre des représentants a déclaré que le ministère de la gouvernance avait auparavant organisé un débat sur la protection sociale, mais qu'il restait sans résultats réalistes et sans mise en œuvre. Le même scénario s’est déroulé pour le projet sur la politique intégrée pour la jeunesse, où le ministère de l'emploi avec d'autres parties a organisé un forum régional sur le sujet à Marrakech, en l'absence d'une vision et d'une définition claires des responsabilités, expliquant que la lenteur de la réalisation de tels chantiers a eu des résultats négatifs qui ont aggravé les problèmes dans lesquels de larges groupes de citoyens pataugent.

Mme Saida Abouali a abordé la question de la responsabilité du Parlement de s'acquitter de son devoir face au retard du gouvernement dans l'accomplissement de ses tâches, notant par exemple qu'au sein de la commission des secteurs sociaux, un projet de loi sur la couverture médicale de base a été voté au profit des travailleurs indépendants, mais il est toujours soumis aux textes réglementaires. Le même scénario s’est produit avec la loi du Conseil Consultatif de la Jeunesse et de l'Action associative votée par le Parlement en 2017, mais qui est restée également sans mise en œuvre. Elle a expliqué que le retard dans la mise en place des textes signifie l'absence de volonté politique dans la mise en œuvre des exigences de la constitution.

Saida Abouali a appelé à la création d'un mécanisme de coordination entre les différents intervenants et acteurs des différents secteurs du ministère, au niveau de la présidence du gouvernement, travaillant en équipe, avec une vision participative pour réaliser la stratégie qui peut être élaborée concernant les ateliers liés à la politique intégrée destinée aux jeunes.

Elle a conclu en mentionnant que sont les nations qui progressent sont celles qui savent gérer leur potentiel et leurs ressources même si elles sont peu nombreuses, et qui tiennent compte de la mesure du facteur temps, expliquant qu'il est inconcevable d'adopter un texte juridique et d'attendre de nombreuses années pour sa mise en œuvre.
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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