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Saida Ait Bouali: La nécessité de rompre avec toutes pratiques ayant entravé le développement et l'investissement dans l’humain



L’appel à fournir un cadre législatif approprié pour remédier aux déséquilibres des programmes de soutien apparus pendant le confinement



Saida Ait Bouali: La nécessité de rompre avec toutes pratiques ayant entravé le développement et l'investissement dans l’humain

Mme. Saida Ait Bouali, présidente de la commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants, est intervenue lors de la réunion tenue mercredi dernier pour discuter des mesures du Ministère de la Solidarité, du Développement social, de l'Egalité et de la Famille, visant à atténuer les effets négatifs de la pandémie du Coronavirus sur les groupes sociaux, et a souligné la nécessité pour le gouvernement d'adopter une approche globale et contrôlée afin de faire face aux répercussions du Coronavirus sur les groupes vulnérables.

La membre de groupe Istiqlalien a confirmé lors de cette réunion, qui s'est tenue en présence de la ministre Jamila El Moussali, que le Maroc a gagné lors de cette pandémie, des valeurs qui lui faisaient défaut, comme la solidarité, l’entraide et la synergie, soulignant que chacun est devenu convaincu que le développement est essentiel pour l'humain. Elle a également rappelé les hautes instructions royales données à l'occasion de l'ouverture d’une précédente législature, où Sa Majesté a affirmé que le modèle de développement actuel a montré une rentabilité limitée, car il reposait sur les infrastructures et les grands chantiers et était principalement préoccupé par l'indice de croissance. Mais Saida Ait Bouali, présidente de la commission, a déclaré que l'impact sur le développement n'a pas été atteint, et le Maroc est resté dans des positions déshonorantes dans les classements liés aux indicateurs de développement tels que l'emploi, l'éducation, la santé, l’égalité, la protection sociale. La pandémie a montré la profondeur de ces déséquilibres, y compris ceux liés aux ministères.

Mme Ait Bouali a déclaré qu'il était évident que le secteur de la solidarité et de la famille se chevauchait avec d'autres secteurs tels que l'enseignement à distance au profit des personnes à besoins spécifiques.  
La Présidente de la Commission des secteurs sociaux a souligné un autre problème qui concerne également le déséquilibre dans le soutien lié à la législation, en particulier le registre social unifié qui accuse du retard malgré le chemin parcouru par l'Initiative nationale pour le développement humain et les gains qu'elle a réalisés. Il y a des familles qui en ont bénéficié sept fois tandis que d'autres n'ont rien reçu, ce qui a conduit à des conflits entre les responsables et les citoyens, en plus des protestations dans les campagnes. Ce qui est surprenant c’est qu'en Chine, une entreprise marocaine s’est chargée de préparer un registre social, ce qui reflète les compétences marocaines à l’international en l'absence d'incitations et d'encouragements dans leur pays d'origine.

Mme Saida Ait Bouali a mentionné la lenteur du chantier législatif, déclarant que: "Nous, à la commission des secteurs sociaux, avons fait un effort exceptionnel pour voter un projet de loi sur l'équité et la lutte contre toutes les formes de discrimination, qui se seraient révélées efficaces dans les incidents de violence comme un phénomène complexe dans lequel se trouvent des intersections sociales, économiques et culturelles". Elle a également noté qu'une famille de 5 personnes confinées dans une seule pièce, ont du mal à éviter des relations tendues. Elle rappelé par la suite que la commission a interagi avec l'exposé du ministre précédente et voté sur la loi des institutions de protection sociale, qui n'a pas encore vu le jour, ce qui soulève plusieurs questions. Il en va de même pour le Conseil consultatif de la famille et de l'enfance, ainsi que la loi sur la couverture médicale des travailleurs indépendants et non-salariés, qui sont des cadres juridiques importants qui aurait résolu bon nombre des problèmes actuellement soulevés.

Mme Saida Ait Bouali a rapporté que les faits qui ont émergé nécessitent de jeter les bases du nouveau modèle de développement pour les générations futures, et cela - comme défendu par le groupe Istiqlalien - ne résultera pas sans rompre avec les pratiques qui ont entravé le développement souhaité.
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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