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Saleh Oughbal: Le gouvernement est appelé à adopter un plan d’urgence pour surmonter la crise du secteur touristique



- Reconsidérer le fonctionnement de l'Office National Marocain du Tourisme
- La nécessité de qualifier le secteur du transport aérien en vue de surmonter les déséquilibres qu’il connait
- Le secteur de l'artisanat a besoin de soutien pour permettre à ses employés de surmonter leur situation difficile




Le groupe Istiqlalien a participé à la séance de questions orales tenue à la Chambre des représentants le lundi 8 juin 2020, concernant la question orale relative à la politique gouvernementale pour relancer le secteur du tourisme. M. Salah Oughbal a pris la parole, expliquant au début que les secteurs du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et des activités connexes figurent parmi les secteurs les plus affectés par les répercussions de l'état d’urgence sanitaire.

Le membre du groupe Istiqlalien a souligné que la situation nécessite que le gouvernement adopte un plan d'urgence ambitieux, pour sortir de la crise que connaissent ces secteurs, en se concertant avec les différents acteurs économiques concernés, dans le cadre de l'approche participative, et sur la base d'une évaluation approfondie de la situation économique, financière et sociale.
Ci-dessous les points de l'intervention du groupe Istiqlalien:

Les Secteurs les plus touchés :

Dans un premier temps, il convient de rappeler que les secteurs du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et des activités connexes font partie des secteurs les plus touchés par les répercussions de l'état d’urgence sanitaire après l'arrêt définitif de leurs activités, ce qui nécessite que le gouvernement, comme de nombreux pays, prenne des mesures d'accompagnement pour soutenir ces secteurs, afin qu'ils puissent surmonter cette situation difficile, et surmonter les contraintes et défis présentés.

La nécessité d'un plan d’urgence:

Cette situation nécessite que le gouvernement adopte un plan d'urgence ambitieux pour sortir de la crise que ces secteurs connaissent, en se concertant avec les différents acteurs économiques concernés, dans le cadre de l'approche participative et sur la base d'une évaluation approfondie de la situation économique, financière et sociale afin que le plan atteigne les objectifs envisagés. Puisque la crise vécue par ces secteurs est multidimensionnelle, comprenant principalement la dimension interne associée à l'arrêt total de leurs activités, et la dimension externe liée à la récession économique mondiale, il devient donc difficile pour ces secteurs de reprendre leurs activités habituelles à court terme face à ce que la nouvelle carte économique internationale peut définir à partir de nouvelles perspectives.

Redressement du secteur du transport aérien:

Cette situation nécessite que le gouvernement fasse de cette situation exceptionnelle, que le pays traverse, un point d'entrée pour redresser le secteur du transport aérien afin de combler les déséquilibres dont il souffre et ce, à travers un contrat de programme spécifique et les moyens disponibles, afin d'assurer une bonne gestion de ce secteur stratégique pour suivre le rythme de concurrence mondiale. En effet, le gouvernement n’est toujours pas clair concernant le sort de la reprise du transport aérien, des vols intérieurs et internationaux, en l'absence d'annonce d'une date précise pour la reprise du trafic aérien après avoir subi de lourdes pertes.

Soutien du secteur de l’artisanat:

Cette situation remet en question la politique sectorielle sur les mesures destinées à apporter le soutien nécessaire au secteur de l’artisanat afin que ses employés puissent surmonter la situation difficile dans laquelle ils se trouvent et faire face aux contraintes d'une concurrence inégale au niveau du marché intérieur et d'une concurrence féroce sur les marchés internationaux.
Le groupe s’est interrogé sur le sort des autorités régionales pour le développement touristique, et les raisons de son incapacité à atteindre 1500 voyages par semaine et se contenter des 500 voyages seulement.

Le groupe a également posé des questions sur le sort du programme « Tawfir » pour voyager, les vacances régionales qui contribuent à stimuler le tourisme intérieur, et l'octroi d'investissements d'un montant d’un milliard et cinq cent millions de dirhams.
Le groupe Istiqlalien a également posé des questions sur les mesures d'accompagnement prises en faveur des guides touristiques, qui se sont retrouvés dans une situation difficile. Cette situation impose à la politique sectorielle d'assumer pleinement ses responsabilités afin qu'elle soit à la hauteur des enjeux de cette période avec ses dimensions économiques, sociales et de développement et avec une bonne mesure nécessaire pour surmonter les difficultés et contraintes présentés.
 






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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