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Un projet de loi de finance sans boussole: une loi pour sauver ce qui peut être sauvé



Nous considérons que le projet de loi de finances proposé pour l’année à venir n’est qu’une manière de pousser l’approche «pardon divin» en faveur de ce que l’on peut appeler sauver ce qui peut être sauvé.



Le secrétaire général, Nizar Baraka, a abordé dans son discours lors de la session ordinaire du conseil national du parti le samedi 02 octobre plusieurs sujets qui touchent, l’intégrité territoriale, le remaniement ministériel dont il a dit «En dehors de la propagande, le dernier remaniement gouvernemental est technique, ni plus ni moins» et il a été aussi question du projet de loi de finance 2020 qui ne tient pas compte de la volonté du roi et ne tient pas compte des revendications de la rue.


Il a déclaré que si la transition vers la nouvelle phase de notre voie de développement, que Sa Majesté le Roi a prêchée, commence dès maintenant et nécessite la participation de tous, avec plus de confiance et de coopération, d'unité, de mobilisation et de vigilance, le projet de loi de finances pour 2020, présenté par le gouvernement amendé, n'engage pas cette volonté et ne signale pas l'unité, la mobilisation et la vigilance du moment présent pour relever les défis.


C’est un projet de loi de finance loin des espérances qui auraient du répondre aux attentes et aux exigences de cette nouvelle destination, à laquelle nous aspirons tous, à écouter le pouls de la rue et à rompre avec les politiques qui ont montré leurs limites et leurs échecs, loin de la logique de continuité, qui perpétue les sphères sociales, et à la baisse du pouvoir d'achat, en particulier pour la classe moyenne, en dépit des slogans et des objectifs énoncés, estime le secrétaire général.


Le gouvernement a choisi de répondre aux diktats de l'Union européenne, choix qui affaiblit la compétitivité de l'entreprise marocaine et l'attractivité de notre pays pour les investissements, ce qui constitue un mépris de la souveraineté de la décision économique nationale et un précédent dangereux pour l'avenir.


En outre, souligne Nizar Baraka, le gouvernement a choisi de manière sélective un certain nombre de mesures fiscales qui vont à l’encontre de la philosophie et des valeurs qui ont été adoptées à l’unanimité par divers participants et acteurs du troisième assises nationales sur la fiscalité, telles que la sécurité juridique fiscale, la justice fiscale et la citoyenneté fiscale, qui constitue Un devoir fondamental de citoyenneté pleine et indivisible.


Dans son projet de loi de finances, le gouvernement amendé a ignoré tout ce qui permettrait de préserver la classe moyenne et le pouvoir d'achat de la détérioration et du déclin, qui étaient au centre des résultats du plan budgétaire issu du débat. Ce faisant, il abandonne catégoriquement le pouvoir d'achat du citoyen pour faire face à son destin face aux fluctuations des prix du marché et au coût de la vie élevé. En contrepartie, ajoute le secrétaire général, le gouvernement s'est contenté d'adopter des solutions simples par le biais d'une amnistie fiscale multidisciplinaire visant à collecter des fonds où qu'ils soient et quelle que soit leur source.


Comme nous l’avons déjà soulevé, nous réaffirmons que ce choix viole la constitutionnalité du principe de l’égalité devant l’impôt, le sentiment de réconfort et de respect du droit, ainsi que l’image du Maroc et ses efforts pour instaurer la transparence financière et lutter contre la fraude fiscale, la lutte contre la contrebande et le blanchiment d’argent et autres obligations. Internationale de notre pays. De telles mesures d’amnistie fiscale ne peut devenir normal et périodique (2014-2020) et elles ne peuvent atteindre les objectifs visés que dans un climat de confiance, un horizon prometteur et une vision claire de l’avenir, malheureusement, ce qui manque aujourd'hui.


Dans ce contexte, nous avons proposé au Chef du gouvernement que le projet de loi de finances pour 2020 soit basé sur un nouveau programme gouvernemental pour les deux prochaines années, dans la mesure où il s’agirait d’un contrat de confiance avec le parlement et le citoyen, car nous considérons que le projet de loi de finances proposé pour l’année à venir n’est qu’une manière de pousser l’approche «pardon divin» en faveur de ce que l’on peut appeler sauver ce qui peut être sauvé.






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



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