Menu

Une personne lambda



Samedi dernier, une personne quelconque a profané le drapeau marocain sur la place de la Bastille à Paris. Cette personne dont on préfère, sciemment, garder indéfinis l’identité, le sexe, l’adresse et la nationalité, s’est prévalue de deux faux prétextes pour justifier son acte abject. Le premier est celui de la commémoration du troisième anniversaire de la mort tragique du poissonnier Mohcine Fikri à Al Hoceima, dont elle a au contraire souillé la mémoire.



Le deuxième est celui, encore plus faux, d’appeler à la libération des détenus dans le cadre des événements ayant succédé à cette mort et dont elle n’aura fait que compliquer davantage la situation. Légitimement, la profanation de l’emblème national a suscité une réaction épidermique de la part d’une population marocaine pourtant mesurée et notoirement réputée pour être peu encline aux épanchements patriotiques exacerbés. De même qu’elle a été rejetée par les familles des détenus d’Al Hoceima. Cet acte ignoble a également suscité une couverture médiatique aussi dense que fouillée.

Photos, noms, prénoms, surnoms et lieux de résidence de la personne fautive et de sa famille ont été dévoilés et étalés sur la place publique. Pas toujours innocente, cette volonté d’identifier et de localiser une personne égarée qui ne représente qu’elle-même et surtout pas l’ensemble des Marocains originaires de la région d’Al Hoceima, n’est pas exempte d’arrières pensées. Tant elle s’apparente à un appel, subliminal, aux représailles contre cette personne.  Auquel cas, celle-ci aura gagné et atteint son objectif, celui de ternir l’image du Maroc. Gardons-nous donc des tentations malsaines et laissons la justice suivre son cours.

Majd El Atouabi





Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info



Inscription à la newsletter






Mizane l'application mobile "All in one du Parti de l'Istiqlal





Suivez-nous
Facebook
Twitter
YouTube