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Vision de l’UGEP sur les assises du commerce



Le commerce et principalement le commerce de proximité a besoin d’avoir une vision stratégique claire qui puisse permettre aux différents acteurs et opérateurs de ce secteur d’entrevoir l’avenir avec sérénité. L’objectif est de permettre à ce pan important de la population marocaine de participer efficacement à l’essor et au développement de l’économie marocaine tout en bénéficiant d’une prospérité partagée et inclusive



Vision de l’UGEP sur les assises du commerce
Passer à l’action pour donner un nouveau souffle au secteur du commerce suppose à mon sens la satisfaction de 4 exigences : 

1-Renforcement du rôle des principaux acteurs dans le secteur du commerce 

Pour cela, il faut dans un premier temps revoir le rôle que doit jouer les chambres de commerce pour qu’elles puissent avoir un rôle décisionnel et non plus consultatif dans tous les aspects touchant  au commerce, l’industrie et les services dans les régions où elles se trouvent. Elles se doivent de devenir un acteur principal du développement des régions. 

La participation active des syndicats professionnels les plus représentatifs dans ce secteur est dans un deuxième temps une nécessité impérative notamment pour l’élaboration, la mise en place et le suivi de la stratégie nationale de relance du secteur. 

Il faut dans un troisième temps instaurer une concertation permanente entre les différents opérateurs du secteur pilotée par le Ministère de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique pour dépasser les éventuels écueils qui pourraient entraver la réussite de cette stratégie de relance. 

Il faut enfin une concertation avec  tous les opérateurs du secteur pour recueillir leurs proposition s 
et recommandations avant l’élaboration des lois de finances annuelles 
 
 
2-Mise en place des dispositifs adéquats pour permettre la modernisation, l’organisation et l’animation du secteur 
 
- Couverture sociale 
 
La Direction du Commerce intérieur avait fait à ce niveau des propositions intéressantes qui avaient reçu l’approbation des syndicats professionnels les plus représentatifs dont notamment la création de la fondation des œuvres sociales des commerçants. Malheureusement rien de ce qui avait été discuté n’a été mis en place à aujourd’hui. La mise en place de cette fondation permettra à notre avis de faire adhérer un grand nombre de commerçants à cette couverture sociale.
 
- Fiscalité 
 
Dans l’optique de la tenue des assises de la fiscalité, les syndicats professionnels les plus représentatifs dans ce secteur ont été associée aux réflexions et recommandations menées au 
niveau  des différentes commissions qui ont préparé cet important évènement.  Il faut  remercier ici la Direction Générale des impôts pour l’esprit constructif et l’écoute qu’elle a portée à nos doléances étant entendu que l’objectif était de rétablir la confiance entre les contribuables et l’administration fiscale afin que l’acte de régler ses impôts redevienne pour le contribuable un acte citoyen
Au niveau du commerce de proximité, il a été proposé principalement d’abandonner le régime d’imposition au forfait et de le remplacer par une contribution professionnelle unique qui comprendra un volet Etat (IR) et un volet local (taxes et redevances locales) mais sous la forme d’un montant unique indiqué au contribuable (somme des deux taxes)
Cette Contribution Professionnelle Unique sera déclinée par activité et sur tout le territoire selon les spécificités de la région où se trouve le commerçant.
A ce sujet, il va falloir revoir la fiscalité locale où on constate une multitude de taxes et de redevances et une multitude d’intervenants. La problématique de la pertinence de la taxe professionnelle reste posée surtout si on est dans l’optique de favoriser l’investissement. 
 
- Formation, sensibilisation 
 
A ce niveau, un travail collectif doit être mené par les services du Ministère, les chambres de commerce et les syndicats professionnels pour proposer, mettre en place et assurer la formation continue de cette population de commerçants afin de les organiser, moderniser et les préparer à affronter les défis qui les attendent.
Il faut rappeler ici que les syndicats professionnels ont un rôle important à jouer dans les actions de formation mais aussi d’organisation d’actions de sensibilisation sur le terrain de cette population de commerçants (journées d’étude pour l’organisation, la modernisation et l’amélioration de la manière de travailler). Les pouvoirs publics se doivent de soutenir ces organisations pour pouvoir assurer efficacement cette mission. 
 
- Financement 
 
Nous constatons à ce niveau que l’accès au financement pour cette catégorie de professions demeure difficile et très couteux. Il faut assouplir les conditions d’accès au concours bancaires au vu de la mise en place des mécanismes de garantie par la caisse centrale de garantie. 
 
- Urbanisme professionnel 
 
Il faut l’instauration d’un cadre juridique régissant l’urbanisme professionnel (relatif aux professions et métiers) de concert avec les ministères de l’intérieur, de l’habitat de l’urbanisme et de la politique de la ville et le ministère de  l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique. La participation des opérateurs du secteur dans l’élaboration de ce cadre juridique est essentielle avec notamment celle des syndicats professionnels
 
3-Préparation efficace aux défis de l’arrivée du digital dans le secteur du commerce 
 
Le développement rapide du commerce électronique au Maroc va nécessairement bouleverser les habitudes de consommation des citoyens. Les commerçants et principalement les commerçants de proximité doivent se préparer aux nouvelles exigences des consommateurs surtout que l’arrivée du commerce via le téléphone mobile occasionnera une concurrence encore plus rude. 
 
4-Mise en place des mesures efficientes pour gérer la problématique de l’informel
 
L’informel est à notre avis un sujet qui mérite qu’on lui consacre des assises dédiées. L’économie informelle est présente dans sa grande majorité au niveau du secteur du commerce et principalement au niveau du commerce de proximité.
Une des mesures qui à notre sens permettra de mieux gérer cette problématique, c’est la création des marchés dédiés aux commerçants de proximité (qui étaient auparavant dans l’informel) qui leur offrent toutes les conditions pour exercer sereinement leur activité. Les expériences réussies au niveau de la préfecture de Sidi Bernoussi à Casablanca représentent un modèle qui peut être généralisé.
L’encouragement de ces commerçants issus de l’informel à devenir des auto-entrepreneurs est une autre mesure pour gérer et dépasser cette problématique. Encore faut-il que ce régime des auto-entrepreneurs puisse être réaménage en : 
 
● Rendre plus efficient et rapide le process d’attribution du statut d’auto-entrepreneur
● Donner la possibilité d’accès de cette catégorie à la couverture sociale
● Donner la possibilité à cette catégorie de pouvoir embaucher un ou deux salariés apprentis 
 
Le commerce et principalement le commerce de proximité emploie des centaines de milliers de personnes dans notre pays et permet de ce fait de prendre en charge les besoins de millions de marocains. Ce secteur mérite qu’on lui accorde toute l’importance qu’il mérite en : 
 
- Mettant à sa disposition tous les moyens adéquats pour qu’il puisse se développer
- Institutionnalisation une concertation et un dialogue permanent entre tous les opérateurs du secteur et le Gouvernement de Sa Majesté  Mohammed VI que Dieu le glorifie pour accompagner efficacement son développement





Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info


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