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Yassine Darhou: Crainte de l'incapacité du gouvernement à jouer son rôle dans le contrôle des prix du carburant



L’appel à faire du programme d'électrification des villages une priorité dans la prochaine étape




Le groupe Istiqlalien a participé à la session de questions orales tenue à la Chambre des représentants le lundi 22 juin 2020, au cours de laquelle les membres du groupe Istiqlalien ont interrogé le gouvernement sur un certain nombre de points qui suscitent l'intérêt des citoyens marocains, et comment les traiter à la lumière de la pandémie du Coronavirus à savoir, les marocains du monde et le sort de l’opération Marhaba 2020, ainsi que les mesures prises pour élargir la base des traitements après l’allégement du confinement, et finalement les répercussions du Covid-19 sur les secteurs de l'énergie, des minéraux et de l'environnement.

Dans ce contexte, le confrère Yassine Darhou est intervenu concernant les répercussions et les opportunités présentées par la Covid-19, dans le secteur de l'énergie, des minéraux et de l'environnement, indiquant que la réponse du ministre ne peut cacher l'ampleur du ressentiment et des dommages causés à de larges segments de citoyennes et citoyens en raison de la façon dont le secteur est géré à la lumière de la pandémie. M. Darhou a rappelé que le ministre n'a pas réagi avec le groupe Istiqlalien au sujet de la question écrite qu'il a soumise il y a deux ans afin de fixer une date pour une réunion pour examiner la question de la souffrance des personnes atteintes de silicose et d'autres sujets qui préoccupent les habitants de la Province de Jerada. Le ministre a été également interpellé par écrit et oralement à plusieurs reprises, mais en vain. M. Darhou a noté que le travail effectué par les députés est sous-estimé par le gouvernement, et dans ce contexte il s'est demandé comment les ministres traiteraient les citoyennes et les citoyens..

Le membre du groupe Istiqlalien a souligné qu'il y avait un ensemble d'aspects négatifs qui caractérisaient la gestion du secteur de l'énergie, des minéraux et de l'environnement, et qu'il était nécessaire que le ministère de tutelle intervienne pour les résoudre, à savoir:

1- Les factures d'électricité ont été l'un des points noirs les plus importants dans la gestion de cette pandémie, des factures énormes dans cette circonstance, qui se caractérise par une crise économique et sociale sans précédent, après trois mois de chômage forcé de 90% des familles et des magasins. Malgré l'interférence d’un nombre de Walis pour résoudre ce problème, la question qui se pose est : quel est le rôle du ministre, au moment où de nombreux secteurs gouvernementaux discutaient des solutions de soutenir les familles, les groupes et les professionnels, chacun dans son domaine.

2- Le programme de généralisation de l'électrification rurale doit figurer parmi les priorités de la prochaine étape. Le groupe Istiqlalien exprime sa préoccupation vis-à-vis ce programme, et espère que ses dotations financières et les projets programmés ne soient pas affectés, car il concerne de larges groupes vulnérables dans de nombreuses zones frontalières, montagneuses, rurales et reculées, et le droit à l'électricité est au cœur de la justice territoriale.

3- Concernant les prix des carburants, les Marocains se souviennent très bien des promesses du plafonnement des prix, et de fixation de la marge bénéficiaire qui a été maintes fois évoquée par un plusieurs ministres du gouvernement actuel depuis des années. Il est clair que le gouvernement n'a pas joué son rôle afin de contrôler les prix du carburant, car les prix n'ont pas baissé de la manière dont le consommateur marocain était censé bénéficier, face à l'effondrement de ces prix sur les marchés internationaux.

Le député a demandé si la libéralisation de ce secteur stratégique était un feu vert pour que les grandes entreprises contrôlent les prix par leur seule volonté et sans responsabilité, et en l'absence de toute mesure pratique pour protéger le consommateur de la cupidité des entreprises concernées.

4- Concernant la capacité de stockage: On a beaucoup parlé de l'extension de la capacité de stockage du pays au moment où l'opinion publique nationale délibère sur le bénéfice de sociétés de distribution d'un montant de 4 milliards de dirhams à la fin des années 90 pour financer le stock de carburant, sachant que ces sociétés se sont redressées grâce à la caisse de compensation sans créer ce stock de réserve, et sans que l'État récupère son argent.






Avertissement : Il est à noter que la version officielle de ces publications demeure la version en arabe publiée sur le portail istiqlal.info




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